Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   
Occupy the SEC (l'autorité des marchés financiers américaine) : d'anciens salariés de Wall Street défendent la Volcker rule
Occupy the SEC (l'autorité des marchés financiers américaine) : d'anciens salariés de Wall Street défendent la Volcker rule
La taxe sur les transactions financières proposée par la gauche et la droite ne trouble en aucune façon les banques. Elles savent qu’elle sera homéopathique et, qu’en tout état de cause, elles pourront facilement y échapper.
En revanche, les banques américaines mènent une lutte sans répit contre la « Volcker rule », une disposition législative inspirée par Paul Volcker et qui leur interdit toute opération financière pour leur propre compte : elles ne pourront plus désormais agir que dans l’intérêt du client et avec son aval, ce qui revient à interdire l’essentiel de leur activité spéculative. La Fed vient d’accorder un report de l’application de cette mesure au 21 juillet 2014.
D’ici là, la Fed et le monde bancaire américain espèrent sans doute que la loi sera abrogée. Ainsi, a-t-on prolongé dans la plus grande discrétion, le droit pour les banques américaines de spéculer librement, y compris lorsque ces spéculations vont à l’encontre des intérêts de leurs clients. François Hollande s’est engagé en faveur de l’introduction en France d’une mesure d’interdiction des opérations pour compte propre des banques (l’équivalent de la « Volcker rule »). C’est l’une des mesures les plus importantes de son programme, et l’une de celle dont on parle le moins ; Mais il faudra l’imposer aux banques françaises ainsi qu’aux autorités européennes et à nos partenaires. Les allemands s’y opposeront évidemment avec la dernière énergie. Quand on voit la situation tragique de certaines banques allemandes (la fameuse « Hypo Real Estate » coûte cent milliards d’euros au Trésor public allemand…), conséquence de leurs folies spéculatives, on devrait pourtant s’attendre à un soutien enthousiaste de Madame Merkel.
Quoi qu’il en soit, ce sera l’un des enjeux essentiels du début du quinquennat : le nouveau président français devra réussir à infléchir le cours des choses pour que le monde de la finance accepte enfin de tirer les conséquences d’une crise entièrement imputable aux excès de la spéculation.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 25/04/2012
« France's bling bling era is nearing its end » by Howard Davies
« All is not yet lost for the President. The polls tell us that many voters remain undecided-enough to swing the result. But he has played most of the cards left in his hand, and there is an unmistakable sense that power is slipping from him. The era of bling bling may be drawing to a close, and the age of Flanby, a kind of blancmange pudding which gives Hollande his nickname, could be just around the corner. »
(extrait de l'article de Howard Davies, Financial Times, April 23, 2012)
Commentaires (6) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/04/2012
Le veau d'or, de Damien Hirst.
Le veau d'or, de Damien Hirst.
La création monétaire favorise surtout les banques et enrichit les 1% les plus favorisés de la population au détriment des 99% restants. Voilà une idée que j'exprime depuis plusieurs années.
Ces 1%, saturés d'argent qu'ils sont dans l'incapacité de consommer (un proverbe africain dit que l'on ne peut faire plus de trois repas par jour, ni dormir dans plusieurs lits à la fois...) consacrent ces surplus à jouer sur les marchés, à spéculer sur l'immobilier, à surévaluer les oeuvres d'art etc...
Ces utilisations ont en commun de ne susciter pratiquement aucun effet de relance, de stimulation de l'activité et de l'emploi puisqu'il ne s'agit pas de créer de la richesse, mais seulement de conférer une valeur supérieure et d'ailleurs volatile à ce qui existe déjà.
Un récent article du Wall Street Journal, écrit pourtant par un gestionnaire de hedge fund, M. Spitzanagel, décrit avec lucidité cette situation, rappelant qu'elle est critiquée depuis longtemps par des économistes, de David Hume à Friedrich von Hayek, en passant par Ludwig von Mises.
Faisant référence à ce que disait Keynes à propos de la distribution d'argent par la puissance publique, l'auteur constate : « The Fed doesn't expand the money supply by dropping cash from helicopters. It does so through capital transfers to the largest banks ».
J'ai déjà souligné à plusieurs reprises dans ce blog pourquoi il était scandaleux que la Banque Centrale Européenne intervienne indirectement pour assurer le refinancement des Etats de la zone euro.
A la différence de la Fed ou de la Banque d'Angleterre, la BCE ne souscrit pas directement aux émissions de bons du Trésor mais refinance massivement les banques commerciales -1000 milliards d'euros ont été récemment prêtés à 1% et à trois ans - permettant à ces dernières de souscrire des bons du Trésor au taux moyen de 5%...
On voit donc que la situation, déjà scandaleuse d'injustice aux Etats-Unis, est, dans la zone euro, bien plus critiquable encore.
Combien de temps durera encore cette dictature dogmatique qui enrichit sans cesse 1% de la population de nos pays et laisse pour compte 99% ?
Cette « orthodoxie » qui favorise les plus fortunés au détriment de tous les autres me fait penser à cette remarque de John Maynard Keynes : « Practical men, who believe themselves to be quite exempt from any intellectual influence, are usually the slaves of some defunct economist ».
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/04/2012
Pour quatorze trillion, t'as plus rien...
Au début de la crise, le FMI, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, nous disait avec suffisance que la crise des « subprimes » était une affaire de 80 ou 100 milliards de dollars.
On estime aujourd'hui que les banques centrales et les Etats ont injecté de l'ordre de 14 mille milliards de dollars (« 14 trillion » au sens américain) sans que cela suffise à nous tirer d'affaire.
Cela devrait nous amener à une constatation et à une remise en cause.
La constatation, c'est que l'ampleur du désastre, ou plus exactement l'ardoise accumulée par le monde la finance se situe au-dessus de 14 « trillion » de dollars.
La remise en cause, c'est qu'il faut peut-être agir autrement et tant qu'à faire de distribuer si généreusement autant d'argent, de le faire un peu plus au bénéfice de ceux qui en ont le plus besoin.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/04/2012
Election présidentielle en Corse : 1er tour
Les médias et les commentateurs ont noté la percée de Marine Le Pen en Corse.
Celle-ci est incontestable et témoigne, en Corse comme dans l’ensemble de la France, du désarroi d’une partie considérable de nos concitoyens.
Je note cependant qu’avec 23.24% de voix « Le Pen », la Haute-Corse n’arrive qu’au 22ème rang des départements français, tandis que le 23ème rang est occupé par un département très marqué à gauche, l’Aude.
Par ailleurs, en Corse, Nicolas Sarkozy perd six points au premier tour par rapport à 2007, alors que François Hollande progresse corrélativement.
Depuis que j’ai atteint l’âge de dix huit ans, je vote à gauche et je crois avoir contribué au progrès de la gauche en Corse depuis quelques années en dirigeant successivement le Conseil Général de la Haute-Corse, la circonscription législative de Corte-Calvi et la Collectivité territoriale de Corse.
Mais nous devons rester très humbles devant ces résultats qui, s’ils marquent un incontestable progrès des idées de gauche, à un niveau d’ailleurs jamais atteint, démontrent que nous sommes encore loin du compte.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/04/2012
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