Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   
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Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/03/2012
Loup solitaire ou prince du djihadisme ?
A l'inverse de ce que prétend le président et les autorités judiciaires françaises, Mohammed Merah n'était pas un loup solitaire étranger au réseau islamiste mais bien au contraire il est évident qu'il n'a pas agi seul, qu'il a été soutenu et que ses crimes ignobles pourraient bien être suivis par d'autres.
Le professeur Klausen, spécialiste américain des réseaux djihadistes, le démontre dans un article publié le 26 mars dans le Wall Street Journal et affirme : « France's djihadist shooter was no lone-wolf » et « Mohammed Merah was practicaly a prince in violent extremist circles ».
L'auteur remarque que la mère de Mohammed Merah est mariée au père d'un certain Sabri Essid qui aurait joué un rôle dirigeant dans les milieux islamistes du sud-ouest de la France, qui a été capturé en Syrie en 2006 et qui aurait tenu avec un autre français un établissement destiné à mettre en sécurité en Syrie les combattants se rendant en Irak.
Plus encore, le comportement même de Merah, filmant les scènes de ses crimes atroces, est à l'évidence caractéristique de l'ignoble méthode médiatique des djihadistes, de même que sa rhétorique est tout à fait caractéristique des réseaux djihadistes et d'ailleurs, il s'est lui-même revendiqué comme appartenant au groupe « Forsane Alizza » (« chevaliers de la gloire »), une organisation médiatique djihadiste basée en France qui a été d'ailleurs dissoute en janvier mais qui n'en continue pas moins ses activités médiatiques sur internet à travers de nouveaux sites.
L'auteur conclut que les crimes de Merah, loin d'avoir été accomplis dans l'isolement, ont bénéficié de complicités en France même et à l'extérieur.
Il semble, de surcroît - et cela est confirmé – que ce « loup solitaire » était en relation directe avec le patron de la DCRI, au point de l'appeler sur son portable depuis le Pakistan !
Il est malheureux et regrettable d'avoir à lire la presse étrangère pour bénéficier de l'avis autorisé de spécialistes sur cette tragédie pendant que l'on essaie de nous faire gober la fable d'un jeune fou isolé qu'il était particulièrement difficile de détecter et de mettre sous surveillance effective afin de prévenir les atrocités qu'il a commises.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/03/2012
De la bravitude à la méprisance...
Il y a cinq ans, on s'est gaussé pendant plusieurs semaines de la locution forgée par Ségolène Royal qui avait évoqué la « bravitude » en parcourant la Grande Muraille de Chine. C'est au tour de Nicolas Sarkozy d'enrichir notre vocabulaire avec la « méprisance » sans provoquer le même tollé de la part des lexicographes de l'UMP !
Les responsables politiques français évoquent souvent la francophonie tout en multipliant, à l'écrit comme à l'oral, les cuirs, les à peu près, ou toutes les fautes linguistiques et sémantiques qui démontrent à quel point, il ne maîtrisent pas la langue française.
Et s'il est vrai qu'un ancien président de la République siège aujourd'hui à l'Académie française, force est de constater qu'il a toujours parsemé ses interventions d'expressions fautives. Il a toujours préféré dire « par contre » en lieu et place du français « en revanche » ou « voire même » dont il a toujours abusé sans savoir qu'il lui aurait suffit de dire « voire », une expression qui signifie très simplement « et même ». Je me vois obligé de citer à nouveau un auteur oublié, Paul-Louis Courier : « les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe, ceux qui savent le français sont beaucoup moins nombreux ».
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 28/03/2012
« Les accords de Schengen, perpétuel bouc-émissaire »
La proximité des élections conduit certains candidats à désigner des bouc-émissaires et, en particulier, l'Europe et les étrangers.
Ne reculant jamais devant la contradiction, le candidat président fustige François Hollande parce qu'il souhaite une nouvelle négociation du traité relatif à l'équilibre budgétaire, mais n'hésite pas, quant à lui, à dénoncer unilatéralement les accords de Schengen.
Le traité relatif à l'équilibre budgétaire n'est pas encore ratifié, ni par la France, ni par ses partenaires, il n'a jusque-là aucune valeur juridique. De surcroît, douze pays demandent officiellement qu'au-delà de la nécessaire rigueur budgétaire, une véritable politique de relance économique soit mise en place.
On voit bien que les choses ne sont pas figées dans ce domaine et que la négociation, même si François Hollande ne la demandait pas, serait de toute façon à l'ordre du jour des débats du Conseil européen.
En revanche, les accords de Schengen sont ratifiés et en vigueur depuis des années. Les remettre en cause pour de fausses raisons électoralistes, c'est porter atteinte au coeur même de l'Europe et c'est ce que dénonce une de ses meilleures spécialistes des droits de l'homme au niveau européen, Myriam Benlolo Carabot, dans une récente tribune publiée dans « Le Monde » dont je reprends ici le titre.
Comment dénoncerions-nous en pratique les accords de Schengen ? Où sont les douaniers de la frontière franco-belge qu'il faudra à nouveau affecter aux barrières d'ailleurs à reconstruire ?
Devra-t-on demander à Dany Boon de reconstituer une brigade d'acteurs pour mettre en scène ce ridicule remake ?
L'Europe, telle qu'elle est conçue depuis des années, est, à l'évidence dans l'impasse.
Il est juste de vouloir la réorienter dans le sens de la croissance économique, de l'équilibre social et de l'intérêt des peuples. Il est inadmissible de vouloir en faire le bouc-émissaire des fantasmes nationalistes les plus délirants.
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/03/2012

Morosaglia-New-York

27/03/2012
Pascal Paoli par Sir Thomas Lawrence
Pascal Paoli par Sir Thomas Lawrence
Il m'a été signalé un remarquable article paru il y a quelques années dans la très célèbre New-York Review of Books vantant les mérites de l'ouvrage d'Antoine-Marie Graziani « Pascal Paoli : père de la patrie corse ».
L'auteur, Jeremy Bernstein, connaît bien la Corse, en particulier pour l'avoir sillonnée à bicyclette et il présente un compte-rendu fidèle du livre qui donne envie de le lire (ou de le relire pour ce qui me concerne).
Il nous faut sans doute lire et relire l'histoire de Paoli et, plus généralement, celle de la Corse des Lumières qui peut être capable de nous éclairer en ces temps tristes et sombres.
Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 27/03/2012
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