Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   

French victory...

31/01/2012
French victory...
C'est ainsi que titre le Hindustan Times annonçant que la France aurait gagné le « marché du siècle », c'est-à-dire le contrat de vente de 126 avions Rafale à l'Inde pour plus de dix milliards de dollars probablement pour quinze milliards de dollars si l'on ajoute les contrats de maintenance.
Il faut être prudent puisqu'aucun contrat n'a été encore signé et que la nouvelle n'est pas officielle.
Par ailleurs, les autorités indiennes ne faisaient pas mystère, il y a déjà deux mois, du fait que l'avion français était considéré comme le meilleur sur le plan technique notamment depuis qu'il avait été observé en action de guerre en Libye. J'avais eu confirmation de ce que les analyse du prix considéraient clairement la proposition de Dassault comme plus intéressante financièrement que celle du consortium Eurofighter. Il apparaît donc aujourd'hui publiquement que l'avion français étant le meilleur et le moins cher, il devrait emporter le marché.
C'est une bonne nouvelle pour notre industrie. Espérons que ce sera le début et non la fin de l'aventure commerciale du Rafale à l'exportation.
Je suis très heureux de la conclusion de cette affaire que je suis avec attention depuis plusieurs années. C'est d'ailleurs mon cinquième papier sur le sujet dans ce blog.
Cela procurera du travail à de nombreux salariés français et donnera probablement des perspectives à une industrie aéronautique qui reste à la pointe de la technologie.

Pour les lecteurs qui seraient intéressés par les relations entre la France et l'Inde, je suggère la lecture du rapport que j'ai présenté avec Eric Woerth à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et disponible sur mon site http://www.paul-giacobbi.org/L-Inde-partenaire-incontournable-pour-la-France_a639.html
Commentaires (0) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/01/2012

Toujours plus !

31/01/2012
Toujours plus !
Le Financial Times de ce jour nous apprend en première page que les banques européennes qui ont bénéficié le mois dernier de prêts à 1% de la BCE pour la bagatelle de 489 milliards d'euros en veulent beaucoup plus pour la prochaine allocation qui aura lieu le 29 février prochain.
Un banquier interrogé évoque le montant hallucinant de mille milliards d'euros selon lui nécessaires au minimum en février, à moins nous dit-il que les choses aillent encore plus mal sur les marchés auquel cas il faudrait prévoir au-delà du trillion(1) d'euros.
L'Allemagne ne cesse de proposer une tutelle pour la Grèce et, plus généralement, pour tous les pays européens qui ne respecteraient pas la sacro-sainte règle d'or. Je constate que les banques européennes absorbent bien plus de prêts que les Etats européens et à des taux très inférieurs.
Ne faudrait-il pas mettre plutôt les banques européennes sous tutelle plutôt que les Etats finalement moins exigeants et plus raisonnables ?

(1) Au sens anglo-saxon, soit mille milliards. Je rappelle que selon les normes internationales, reconnues hors la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et quelques autres pays, un trillion signifie un milliard de milliards.
Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/01/2012

13,1%

31/01/2012
13,1%
Pour compléter votre information sur les impôts que payent les milliardaires américains, 13,1% est le taux global acquitté par M. John Kerry et son épouse, laquelle a hérité de la fortune de son défunt et précédent mari qui s'appelait M. Heinz comme la célèbre sauce tomate...
Ainsi les milliardaires républicains sont-ils taxés au même taux anormalement bas que les milliardaires démocrates, tandis que les uns et les autres payent tout de même un peu plus d'impôts que les milliardaires français.
Commentaires (1) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/01/2012
Franz Joseph Haydn  (1732-1809)
Franz Joseph Haydn (1732-1809)
Cette phrase était la première de l'hymne national allemand. Elle provient du « Chant des Allemands » (« Das Lied der Deutschen ») dont les paroles ont été écrites en 1841 par August von Fallersleben et dont la musique est issue d'un quatuor à cordes de Joseph Haydn dont il avait fait un chant d'anniversaire pour l'empereur d'Autriche.
L'hymne officiel allemand d'aujourd'hui ne reprend d'ailleurs que le troisième couplet (« unité, justice et liberté pour la patrie allemande... »), tandis que le premier couplet qui prête à confusion n'est plus officiellement utilisé.
Il y a d'ailleurs sans doute une mauvaise interprétation si l'on comprend qu'il s'agit de placer l'Allemagne au-dessus de tous les autres pays alors qu'il s'agit plutôt de dire que pour le citoyen allemand elle passe avant toute autre de part le monde, ce qui est un peu différent...
Néanmoins, on pourrait ainsi résumer l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, le 29 janvier, dans laquelle il citait sans cesse l'Allemagne comme exemple, comme modèle dont la France et son peuple devraient évidemment s'inspirer !
Outre qu'il est choquant que la France doive se conformer à un modèle quel qu'il soit, car elle est tout de même assez grande pour décider de ses choix toute seule, on peut se demander si l'exemple allemand est aussi bon qu'on nous le dit et surtout s'il suffit de transposer une ou deux mesures prises par les gouvernements successifs de l'Allemagne pour se retrouver miraculeusement dans une meilleure situation économique.
Croire par exemple que c'est par la seule vertu de la TVA sociale que l'Allemagne a une meilleure compétitivité que la France est une absurdité. L'Allemagne n'est d'ailleurs pas compétitive par les prix de ses produits industriels, généralement plutôt élevés, mais par leur qualité et leur fiabilité qui fondent une réputation universellement reconnue.
Je ne crois pas qu'un véhicule de marque Mercédès ait un prix très compétitif sur la marché actuel de l'automobile mais je crois que sa réputation et sa qualité, que sa fiabilité le font préférer à bien des modèles équivalents d'autres marques pourtant beaucoup moins coûteux à l'achat (mes moyens limités ne me permettent toutefois pas de rouler allemand...).
Par ailleurs, si l'une des forces de l'Allemagne depuis trente ans repose sur la qualité de son dialogue social, celui-ci ne peut pas se décréter si facilement et je ne crois pas qu'il sortira grand chose des fameux accords de compétitivité qui seraient mis en place en quelques semaines, à la veille de l'élection présidentielle, tandis que beaucoup de chefs d'entreprise français trouveraient très contraignant le dialogue social tel qu'il est pratiqué en Allemagne.
Conclusion : le quinquennat de Nicolas Sarkozy a commencé par une opposition frontale avec l'Allemagne en général et Madame Merkel en particulier et, à l'opposé, par l'affichage du modèle politique et financier anglo-saxon, américain et britannique, il se termine par la taxe Tobin, la volonté de singer l'Allemagne et l'amitié indéfectible Merkel-Sarkozy. Ce qui semble ne jamais changer, c'est précisément cette manie de changer tout le temps, de brûler ce que l'on a adoré, d'adorer ce que l'on a moqué et d'imiter en fin de compte ce que l'on citait en mauvais exemple.
Commentaires (3) | Rédigé par Paul Giacobbi le 31/01/2012

La Toison d'or

24/01/2012
Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden
Charles le Téméraire portant le collier de l'ordre de la Toison d'or par Rogier van der Weyden
Nicolas Sarkozy a reçu des mains du Roi d'Espagne le collier de l'ordre de la Toison d'or, un ordre de chevalerie illustre, héritage autrichien et espagnol du célèbre Charles le Téméraire...
Est-il raisonnable d'accepter d'être décoré à la veille d'une élection à tout le moins disputée ?
Je rappelle ce que Winston Churchill avait dit en 1945 au roi qui lui proposait d'être décoré de l'ordre de la Jarretière (et d'être créé « duc de Londres ») : « Je ne peux accepter que mon Roi me décore de l'ordre de la Jarretière quand le peuple britannique vient de me décerner celui du coup de pied au cul... » (" Why should I accept from my sovereign the order of the Garter, when his people has already given the order of the boot").
Il reste peut-être au peuple français à envisager de décerner cette décoration...
Commentaires (12) | Rédigé par Paul Giacobbi le 24/01/2012
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