Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   

Intolérance

30/01/2010
L'imam de la mosquée de Drancy a été chassé par des fidèles déchainés qui l'accusent de défendre la République et ses valeurs, parfaitement compatibles avec la tolérance religieuse qui a longtemps été une vertu de l'Islam, et de dire que la Burqa n'est en rien un précepte de l'Islam.
C'est évidement de l'intolérance, d'autant plus choquante que l'Imam de Drancy n'a fait que dire ce que tous les docteurs de la foi musulmane disent depuis des siècles sur les rapports entre la société civile et l'islam y compris dans les pays non musulmans. Le lecteur qui s'interresse au sujet trouverait dans le célèbre ouvrage de Hunter "the indians musalmans" (sic) que j'ai souvent cité toutes les explications voulues sur le sujet, ce livre, publié il y a plus d'un siècle étant en outre une remarquable analyse de ce qui se passe aujourd'hui au "Pashtounistan"...
Cependant il est très difficille de réglementer la tenue vestimentaire sans porter atteinte à la liberté individuelle. A tout le moins il est possible d'interdire que l'on dissimule son visage dans un lieu public, dans le service public et lorsque l'on doit vérifier votre identité. Celà devrait aussi s'appliquer aux religieuses lorsqu'elles vont voter, notament les carmélites, car il n'y a aucune raison de pratiquer la discrimination.
Pour le reste j'ai le vif sentiment que le résultat de tout celà sera de multiplier par cent le nombre de femmes voilées en France, alors qu'il n'y a aujourd'hui que quelques centaines de femmes portant la Burqa. Je souhaite beaucoup de tolérance au Conseil d'Etat saisi par le premier ministre de ce sujet délicat où la République doit arbitrer entre la laïcité, la liberté et la tolérance.
Commentaires (22) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/01/2010

Innocent

30/01/2010
Les tribulations judiciaires de M. Galouzeau ne m'interressent pas, sauf qu'elles donnent une image lamentable de la France, comme si, au coeur de la crise, face aux menaces internationales, il n'y avait rien de plus important que les haines recuites des uns et des autres.
En revanche je voudrais bien que la justice m'explique les tenants et les aboutissants de l'affaire des dizaines de millions d'euros évaporés lors de la privatisation de la SNCM. Je l'ai dénoncé depuis des années très publiquement, y compris en direct sur antenne 2, et personne ne m'a démenti et pour cause. Le journal Corse-Matin a même ressorti mes déclarations pour constater au moment de la vente des parts du fonds d'investissement de M.Butler que la plus-value scandaleuse que j'avais dénoncée par avance existait bien...
L'affaire Clearstream est une manipulation honteuse mais elle ne coûte à la République qu'une très mauvaise image, tandis que l'affaire dont je parle représente des dizaines de millions d'euros. Mais pourquoi la citer à cette occasion? Parce que le hasard veut que là encore le principal acteur soit un proche de M.Galouzeau, mais c'est un pur hasard, et je suis certain que l'innocence serait encore reconnue en cas de procès.
Commentaires (7) | Rédigé par Paul Giacobbi le 30/01/2010

M.Proglio

22/01/2010
La France est un pays extraordinaire. Que nos entreprises nationales, dont chaque citoyen se trouve, à travers l'Etat, actionnaire, soient dirigés par des incompétents et que celà fasse perdre des dizaines de milliards d'euros à la nation, c'est à dire à chacun d'entre nous ne semble choquer personne. En revanche qu'un dirigeant de qualité exceptionnelle soit payé à un salaire infèrieur à la norme mais tout de même considérable entraine des polémiques sans fin.
S'agissant d'EDF j'ai dénoncé dans ce blog les erreurs et les caprices du fameux monsieur Gadonneix et je persiste à penser qu'avec sa folie d'acquisitions à l'étranger et son comportement dans l'appel d'offre de l'émirat d'Abu Dhabi il a couté bien plus cher à la nation que ne coutera le salaire de M. Proglio pendant au moins deux mille ans...
D'ailleurs le salaire pour EDF de M. Proglio n'est pas plus élevé que celui de M. Gadonneix ,de telle sorte que la nation paye au même salaire un incompétent qui la ruine et un entrepreneur raisonnable capable de mettre de l'ordre, de la rigueur et du dynamisme dans notre entreprise nationale.
Je me demande si ce que l'on reproche à M. Proglio, que je ne connais pas personnellement, ce n'est pas d'être un produit de la promotion sociale car il est issu d'une famille pauvre!
Continuons ainsi et nommons à la tête d'EDF un menbre reconnu de l'establishment technocratique qui achévera de ruiner un groupe magnifique qui appartient au peuple français et la morale de l'histoire sera une fois de plus que la nation perdra un des plus beau fleuron de notre patrimoine.
Je ne supporte plus cette incohérence et cet aveuglement. Après tout M. Proglio n'a rien à gagner financièrement de sa nomination à EDF qui représente pour lui une diminution de ses revenus tandis que le pays gagnera j'en suis certain infiniment plus avec lui qu'avec la plupart de ses prédecesseurs...
Bien entendu il est troublant que le salaire d'un dirigeant soit aussi élevé mais le monde actuel est ainsi fait et le salaire actuel de M. Proglio est largement inférieur à ceux de ses pairs des grandes entreprises du CAC 40. Je sais que ce que j'écris n'est pas "politiquement correct" mais je tiens à défendre l'intérêt du citoyen français propriétaire d'EDFplutôt que de crier avec les loups. 


Commentaires (5) | Rédigé par Paul Giacobbi le 22/01/2010

Cris de France

20/01/2010

Quel qu'ait été le langage de ceux qui crient sous les décombres, à moitié broyés des poutres et des pierres, oppressés au moins de l'accumulation sur leurs pauvres corps de plusieurs étages de béton, nous aurions été bouleversés.

Mais entendre ces cris de France, toute cette souffrance exprimée par des mots qui nous sont familiers même si parfois l'intonation nous surprend, voire la manière nous paraît un étrange transport sous les tropiques d'aujourd'hui, de cette langue qu'on parlait dans le royaume de France au XVIIIème siècle, nous émeut plus encore.

Nous culpabilise aussi.

Car enfin, il aura fallu deux cent mille morts, bien plus de blessés encore, tant d'orphelins et de malheur pour que nous nous souvenions enfin de ces millions de cousins français de la Caraïbe, de ces descendants métissés d'esclaves déportés d'Afrique et de colons venus de Bretagne ou du Midi.

Jamais un chef d'Etat ou un chef de gouvernement de la France n'a honoré de sa visite cette moitié francophone de l'île d'Hispaniola, cette République qui fut près de deux siècles avant que les Etats-Unis n'élisent un Noir comme président, dirigée par Toussaint Louverture qui écrivait à Napoléon Bonaparte avec cette formule finalement assez exacte : « Le premier des Noirs au premier des Blancs... ».

Il n'est jamais trop tard pour bien faire et, au-delà des efforts de solidarité, de notre participation aux premiers secours, il faudrait vraiment que la France se sente un peu responsable de ce malheureux pays d'Haïti si misérable matériellement mais qui est tout de même la terre d'origine de tant d'écrivains et d'artistes, de Frankétienne à Jean-Michel Basquiat dont le nom, même s'il était né à Brooklyn, sonne si familièrement à nos oreilles francophones.

La solidarité des îles et des peuples se manifestera je l'espère aussi à partir de la Corse, comme elle se manifeste aujourd'hui du monde entier.

Personne ne peut éviter les tremblements de terre mais nous avons tous le devoir d'aider à la reconstruction et même de faire en sorte que le nouvel Haïti qui émergera de cette tragédie soit tout de même meilleur que ce qu'il a été jusqu'à présent.



Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 20/01/2010
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