Blog de Paul Giacobbi - Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse


   
Il y a eu, en 2012, 414 homicides à New-York soit, par rapport à une population d’un peu plus de 8 millions d’habitants, un taux de l’ordre de 0,005%. Il y a eu, pour cette même année 2012 en Corse 20 meurtres pour une population de l’ordre de 300 000 habitants, soit un taux de 0,0066%.
Comparaison n’est pas raison mais il devient statistiquement plus dangereux de résider en Corse que de résider à New York.
Par ailleurs, à New York la criminalité est en chute libre puisque il y avait eu en 2011 cent meurtres de plus qu’en 2011 et presque cinq fois en 1990 plus puisque cette année-là 2 245 personnes avaient été victimes d’homicides.
En Corse, au contraire, ces sinistres statistiques sont clairement à la hausse.
Je n’ai pas noté qu’à New York ni le maire actuel ni ses prédécesseurs aient appelé la population à la rébellion contre les bandes criminelles, mais il est en revanche clair que l’action déterminée et continue de lutte contre la criminalité dans cette ville finit incontestablement par porter ses fruits.
En tout état de cause, il est tout de même hallucinant que la criminalité des homicides soit plus forte dans une île à dominante rurale et à la population vieillissante de la Méditerranée que dans la jungle urbaine des îles situées à l’embouchure du fleuve Hudson !

Commentaires (2) | Rédigé par Paul Giacobbi le 03/01/2013

Commentaires

1.Posté par jjd le 05/01/2013 18:45
M. le Député,

je me permets de vous signaler qu'il a été démontré au-dela de tout doute possible que le retrait du plomb des carburants est la cause principale de la baisse de la criminalité aux Etats-Unis. Il est certains que certaines actions peuvent avoir certains effets, mais les effets ne peuvent etre facilement reproduits, pour une action donnée.

Voici un article qui resume la demonstration: http://m.motherjones.com/environment/2013/01/lead-crime-link-gasoline

En voici le point saillant:
"Experts often suggest that crime resembles an epidemic. But what kind? Karl Smith, a professor of public economics and government at the University of North Carolina-Chapel Hill, has a good rule of thumb for categorizing epidemics: If it spreads along lines of communication, he says, the cause is information. Think Bieber Fever. If it travels along major transportation routes, the cause is microbial. Think influenza. If it spreads out like a fan, the cause is an insect. Think malaria. But if it's everywhere, all at once—as both the rise of crime in the '60s and '70s and the fall of crime in the '90s seemed to be—the cause is a molecule."

2.Posté par Philippe G le 07/01/2013 13:53
Au terme de l'article 2 de la Déclaration de 1789 : « le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. » Cette violence et ce règne de quelques bandes armées sont une oppression subie par les Corses depuis trop longtemps. Force est de constater que l'Etat n'est plus en mesure de garantir à ses citoyens en Corse ces droits naturels et imprescriptibles. Si une révolte devait survenir, ce serait certainement contre l'incurie de l'Etat. Le contrat social me semble rompu ce qui laisse la porte ouverte à tous les doutes, toutes les dérives, tous les excès. Aux Etats Unis, plus précisément à NY, si le crime diminue c'est que les autorités ont fait ce qu'il fallait pour y remédier. En Corse, L'Etat ne remplit plus son rôle et on y trouve pas grand chose à redire. On s'accommode de cet état de fait qui n'a plus rien à voir avec un Etat de droit.

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