communiqué du 21 octobre 2004

Budget 2005 : les acrobaties de M. Sarkozy
publié dans Corse-Matin du 26 octobre 2004

Paul Giacobbi a voté contre la première partie du projet de loi de finances lors du scrutin public du 26 octobre 2004.



Paul Giacobbi, député de la circonscription de Corte-Calvi, a dénoncé, mercredi, dès le début de la discussion budgétaire à l’Assemblée nationale, les acrobaties du ministre de l’Economie sur les comptes de l’Etat, en général, et sur la gestion du PEI, en particulier.
Voici quelques extraits :
« Au titre des acrobaties, il y a d'abord les affirmations notoirement inexactes. Par exemple dire que l'endettement de l'Etat diminuera ainsi que la charge de la dette alors que l'un et l'autre augmentent pour l'exercice 2005 ».
« Mais l'acrobatie la plus remarquable est celle qui consiste à vous cramponner à une appréciation parfaitement irréaliste de la croissance et du prix du pétrole. »
« Vous ne pouvez pas prétendre avoir été surpris par l'évolution du prix du pétrole et des autres matières premières. La croissance spectaculaire des grands pays émergents d'Asie provoque en effet plusieurs goulots d'étranglement.
En juin dernier, dans vos orientations budgétaires, vous avez parié sur un baril 28 $ pour 2005. Aujourd'hui encore, face à l'évidence, vous ne changez pas votre prévision, feignant de croire à une baisse miraculeuse du cours. »
« Or, si le pétrole est à 50 $ le baril en moyenne sur 2005, vos hypothèses de croissance s'effondrent. Que devient votre budget dans ces conditions ? Le résultat serait un manque à gagner de recettes de près de 10 milliards d'euros. »
« La règle comptable, ce n'est pas de prendre ses souhaits pour la réalité : c'est, à l'inverse, réduire ses ambitions à la réalité. »
« Enfin, les bons comptes faisant les bons amis, j'ai le regret de vous dire, Monsieur le ministre, que les comptes du programme exceptionnel d'investissement pour la Corse ne sont pas bons. D'abord, il faudrait que vous soyez en état de fournir des chiffres concordants. Quant à la consommation des crédits de paiement, il n'y en a pratiquement pas. C'est pourquoi, le 23 juin dernier, j'ai demandé par écrit des précisions comptables, et je vous remercie par avance, Monsieur le ministre, de bien vouloir me les faire tenir.
Ce budget est celui de M. le ministre d'Etat, et le restera même s'il quitte le Gouvernement. Il est même tellement sien et tellement particulier qu'il peut le poursuivre au-delà de 2005... »

Lundi 25 Octobre 2004

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