Une souillure nationale (p4)Tribune libre sur le racisme (extraits)
Il est trop facile d’accuser la seule Corse quand le racisme et l’antisémitisme se développent à l’évidence dans notre pays ou de répondre à ce racisme par un autre en feignant de croire que les corses seraient collectivement racistes parce que quelques uns y ont basculé !
Qui oserait accuser collectivement les alsaciens d’antisémitisme parce que plusieurs cimetières israélites ont été ignoblement profanés en Alsace par des croix gammées et des inscriptions nazies ? A cet égard, en Corse, l’économie productive qu’il s’agisse du bâtiment, de l’agriculture ou même, en grande partie du tourisme, est inconcevable sans l’immigration. En Corse, les politiques sociales en général, et celles qui concernent l’immigration en particulier, restent embryonnaires et même si le Conseil général de Haute-Corse a commencé, depuis six ans, à prendre à bras le corps ce problème crucial, largement laissé à l’abandon jusque là. En Corse, comme sur le Continent, il n’y a pratiquement aucun représentant de l’immigration dans la vie publique municipale, départementale ou régionale. Et pendant ce temps, un communautarisme qui n’ose pas dire son nom et qui est pourtant au cœur de la démarche de la droite, progresse sournoisement et contribue tout à la fois à faire perdre nos repères républicains et à semer la confusion, voire à susciter des réactions de rejet. Si l’on veut vraiment, en Corse ou ailleurs, extirper le racisme, il faut s’atteler à la tâche indispensable consistant en une vraie politique globale, généreuse et républicaine de l’immigration. Faute de quoi, le malaise augmentera, les violences communautaristes se déchaîneront, dans un sens comme dans un autre. Mercredi 15 Décembre 2004
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![]() ![]() de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de CorseEn savoir plus sur votre député Pace e salute !
L'année 2011 en Corse, même si elle a vu quelques réussites et bien des avancées, a été malheureusement endeuillée par une hideuse série de crimes.
La vengeance, cette régression, cette négation de toute raison dans les relations sociales, gangrène les plaies ouvertes, en ouvre d'autres, amplifie les douleurs et menace la vie même de notre île. Le voeu le plus cher que je forme pour l'année 2012, c'est que chacun d'entre nous comprenne qu'il n'y a que l'application des lois par une justice indépendante qui puisse permettre l'apaisement. Que chacun comprenne que c'est d'abord dans nos esprits et dans nos coeurs qu'il faut faire prévaloir le respect des autres, le rejet de la violence et la soumission aux lois sur le déchaînement des plus bas instincts qui n'ont pas de place dans notre patrimoine. Pace e salute a tutti ! 23/12/2011
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