Rapport de la mission d’information sur la construction d’une Union méditerranéenne

Compte-rendu de la réunion de la commission des affaires étrangères
mercredi 5 décembre 2007



M. Paul Giacobbi a estimé que le pragmatisme et le volontarisme du rapport en faisait un document de référence, le premier consacré à ce sujet. En explicitant le projet d’Union méditerranéenne, le rapport contribuera à lever les nombreuses réticences qui se sont exprimées. On recense notamment les réserves des instances communautaires, de l’Allemagne, de la Turquie mais également des pays du Sud. Ces derniers craignent en effet d’être privés des financements euro-méditerranéens.

Deux thèmes ne sont pas développés dans le rapport. Le premier porte sur les acteurs de la Méditerranée qui sans en être riverains y exercent un rôle fondamental : les États-unis, puissance diplomatique et militaire incontournable, la Grande-Bretagne, riveraine grâce à Gibraltar, et la Chine, très engagée dans de nombreux pays méditerranéens. L’Union méditerranéenne doit permettre aux Méditerranéens de se réapproprier la Méditerranée sans rompre le dialogue avec les autres acteurs.

Le second thème, la sécurité collective, n’est pas absent des préoccupations du rapport. Les membres de la mission ont ainsi pu constater les limites de la coopération dans ce domaine lors de l’audition du représentant permanent français auprès de l’OTAN. Alors que la sécurité collective est un instrument majeur pour l’avenir, l’Union méditerranéenne a vocation non seulement à faire travailler ensemble des pays en conflit et à les faire adhérer à une organisation politique commune, mais également à favoriser les échanges entre les pays du Sud.

Après avoir approuvé le rapport, M. Paul Giacobbi a remarqué que l’adoption à l’unanimité du rapport au sein de la Mission témoignait de l’intérêt de ce sujet et de l’implication de chacun.

Jeudi 13 Décembre 2007

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