REVUE DE PRESSE



Le gouvernement de devrait pas s'enfermer dans un calendrier étroit

Interview de Paul Giacobbi - Le Monde samedi 31 mai 2003

La campagne active des partisans du non à la consultation locale du 6 juillet sur la collectivité unique de Corse, vous fait-elle craindre la défaite du
Je ne suis pas inquiet. Il faut se méfier des impressions fausses. Rappelez vous les scores que l'on prédisait a Jean-Pierre Chevenement lors de l'élection présidentielle de 2002 et le résultat final. La situation est simple. L'opinion publique ne s'est pas encore formée. Elle manque
d'informations. C'est la raison pour laquelle j'ai insisté pour que le
gouvernement donne des réponses rapides sur le mode de scrutin qui sera appliqué pour l'election des membres de la future collectivité unique, et sur le maintien des services de l'Etat, notamment en Haute-Corse. J'ai obtenu satisfaction sur ce dernier point. Les garanties nécessaires ont ete données dans le texte de loi définitivement adopté par le Parlement, le 28 mai. Quand nous connaitrons les détails du mode de scrutin, la campagne sera veritablement lancée. Mais, j'en rappelle d'ores et dejà les enjeux: on ne peut pas fonder l'intérêt public sur celui de quelques éus qui souhaitent conserver a tout prix leur siège de conseiller général.


Vous vous êtes déclaré favorable à un report de la date de la consultation. Comment réagissez-vous au maintien du 6 juillet réaffirmé par le premier ministre et le ministre de l'interieur?
Je suis toujours favorable é ce que le gouvernement ne se laisse pas
enfermer dans un calendrier étroit. La loi qui vient d'être votée offre un
délai de trois mois après sa promulgation. Pourquoi ne pas l'utiliser? Un
peu de souplesse me paraît nécessaire. Le gouvernement a tardé à éclairer les électeurs sur les sujets sensibles que j'ai evoqués, le mode de scrutin et le maintien des services publics. Si l'on votait en septembre, celà laisserait plus de temps a l'explication et ne ferait guère perdre de temps. Il suffit simplement que le gouvernement travaille cet été sur les futures lois sans attendre le résultat de la consultation. Ceci dit, les mouvements sociaux enregistrés en ce moment en Corse obligeront peut-être au report. Nicolas Sarkozy ne l'a pas totalement exclu.

Les partisans du non mettent en avant le fait que voter oui, c'est voter avec les nationalistes, dont les élus se sont declarés en faveur du vote pour la collectivite unique. Cet argument ne peut-il être entendu par une majorité d'électeurs en Corse ?

Le projet de loi organisant la collectivité n'a pas été écrit par les
nationalistes. Je signale d'autre part que les plus violents d'entre eux
sont contre, et tiennent la même attitude que ces Messieurs du "non".
Contrairement aux nationalistes, je pense que ce nouveau statut va clore le débat institutionnel et non l'ouvrir. Ce n'est pas une étape vers
l'independance. Dire "oui", c'est accepter le cadre de la république
francaise, telle qu'elle est aujourd'hui, c'est à dire une république
décentralisée. Les défenseurs du "non" qui proclament tous les matins leur attachement a la République ferait bien de s'en souvenir...

Certains critiquent la concomittance de la campagne pour le réferendum avec l'ouverture le 2 juin à Paris du procès de l'assassinat du préfet Erignac. Qu'en pensez-vous?
Cà n'a pas de rapport.Les deux calendriers sont totalement independants. Qui pourrait dire autrement? Je serais fort surpris que des soi-disant républicains, partisans du "non" pensent que tuer un préfet de la Republique est un acte politique.


Comment jugez-vous l'engagement très net du ministre de l'interieur Nicolas Sarkozy dans la campagne?
C'est un projet du gouvernement. Il a le devoir de le défendre. C'est le
contraire qui serait ennuyeux. Et puis, l'implication de l'Etat, elle
devrait ravir les Jacobins...

tribune de Paul Giacobbi parue dans Corse-Matin jeudi 24 avril 2003

Chacun comprend que la prochaine consultation relative au statut de la Corse est un évènement majeur. L’importance de la question, la légitimité que le suffrage universel donnera à la réponse, la durée prévisible du statut qui en découlera, nous conduisent à être très exigeants quant aux précisions et aux garanties qu’il nous faut recevoir pour nous prononcer en toute connaissance de cause.
Nous devons en particulier être éclairés sur l’équilibre territorial de la future organisation administrative et politique de la Corse, sur les garanties données aux personnels concernés, sur la transparence et l’équité des modes de scrutin qui seront retenus.


Pour le pôle régional de l'agriculture et de l'économie en Haute-Corse
L’équilibre territorial doit, en premier lieu, garantir que Bastia et l’ensemble de la Haute-Corse gagneront en proximité des services publics et des centres de décisions. Le maintien d’une préfecture, c'est-à-dire d’un préfet et de ses services à Bastia n’est pas une garantie suffisante. La Haute-Corse doit devenir le pôle régional des services de l’agriculture et de l’économie. La Corse-du-Sud doit aussi gagner dans cette réforme. Le retard évident de son réseau routier départemental, de son investissement communal et de son équipement en maison pour personnes âgées dépendantes appellent une politique de rééquilibrage des investissements. Mais, au-delà de ces considérations géographiques, les Corses attendent que leurs services publics sortent renforcés, et non pas amoindris, de cette réforme. Le service public ne s’arrête pas aux préfectures ou aux collectivités, il comprend aussi la poste, les télécommunications, la gendarmerie et la police, la justice, les services financiers, les services extérieurs de l’Etat et bien d’autres encore dont nous avons, dans une île rurale et montagneuse, plus encore besoin qu’ailleurs. J’attire l’attention sur ces questions depuis des années : j’attends que des positions claires soient prises en ce moment décisif.

L'exigence d'une concertation préalable
Les personnels des services publics ont droit à des explications, à une concertation, voire à une négociation préalable à la mise en œuvre de la réforme. Dans le secteur privé, annoncer une réforme sans avoir préalablement saisi les instances représentatives du personnel est un délit. Il est temps que les pouvoirs publics en France prévoient d’accompagner leurs projets d’une négociation préalable avec les personnels concernés !
Avant même la consultation, les représentants des personnels doivent être reçus et entendus. A cet égard il ne faut pas s’arrêter aux seuls agents de l’Etat et des collectivités départementales et régionales mais à l’ensemble des personnels de toutes les structures qui pourraient être concernées, par exemple les associations d’insertion ou les établissements et organismes dont le budget est principalement alimenté par les départements.


Ne pas compromettre la réforme par des tripatouillages électoralistes
Le mode de scrutin est un outil essentiel de la démocratie. Il doit être compréhensible et transparent. Il ne doit pas être suspecté de favorisé qui que ce soit et je mets en garde ceux qui se vantent d’obtenir du gouvernement le mode de scrutin qui leur conviendra le mieux. Rien ne serait pire que de compromettre la crédibilité de la réforme par des tripatouillages électoralistes. Ce n’est pas, j’en suis sûr, la volonté du gouvernement, qui a pour objectif de faire gagner la Corse pas tel ou tel parti politique. Il faut donc affirmer et démontrer à cet égard la détermination du gouvernement.
Depuis de nombreuses années j’ai prévu que cette réforme aurait lieu et je l’ai appelée de mes vœux. Peu suspect d’y être opposé par principe ou par intérêt, il est de mon devoir d’être d’une exigence féroce quant à ses modalités. C’est la raison pour laquelle l’heure est au débat, aux questions et aux réponses avant que ne soit lancée la campagne référendaire. Bien que je ne soutienne pas le gouvernement puisque je fais partie de l’opposition, je lui fais confiance sur la Corse, mais cette confiance suppose en retour des réponses, des précisions et des garanties.

Les réalistes français

Editorial du Wall Street Journal Europe du 9 Avril 2003
(traduit de l'anglais)
Paul Giacobbi, député apparenté socialiste de Corse, doit être le seul parlementaire de son parti, parmi une poignée de parlementaires, à ne pas s’incliner devant l’autel de Jacques Chirac.
Il remarque que l’expression « Anglo-Américains » utilisée dans les media et les milieux politiques pour décrire la coalition à l’œuvre en Irak – parfois suivie de « supportés par les Juifs »- vient en écho de la France de Vichy. Il indique que le Président français a mené une campagne active pour empêcher la chute du régime de Saddam après « trente ans de liens très étroits », entraîné qu’il est en ce sens par sa propre propagande. Il ajoute que le Gouvernement a fait en sorte que l’opinion publique et le Parlement soient tenus dans l’ignorance du programme militaire de Saddam.
Avant cette position devant les journalistes anglo-saxons, il n’a pas fait les gros titres sur l’Irak. Mais il prend position maintenant, en affirmant qu’il n’est pas seul. « Ce n’est que l’expression publique de cette position qui est isolée en France » ajoute t-il.

Vendredi 20 Juin 2003

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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