OGM, pourquoi je vote contre.

Le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés a été adopté par l'Assemblée nationale le 9 avril 2008.
Paul Giacobbi avait délégué son droit de vote mais il n'a pas été comptabilisé. Il votera contre ce texte en deuxième lecture.
Voici ses arguments.



Sur un sujet aussi sérieux, qui pose de nombreuses questions dans les domaines de l'éthique, de la santé publique, de la protection de l'environnement, de l'économie, il faut éviter toute décision hâtive. Si les efforts de recherche doivent être poursuivis, la science doit être au service de l'homme et non servir les intérêts financiers de quelques multinationales.


En matière de santé publique, il existe des doutes sérieux sur des plantes que le Président de la République a qualifiées lui-même de « plantes pesticides ». Nous demandons que s'appliquent à ces plantes les mêmes protocoles de recherche que pour les produits pesticides.

En matière de protection de l'environnement, toutes les expériences menées ainsi que la généralisation des plantes génétiquement modifiées en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Espagne montrent que la coexistence est impossible et qu'il y a dans tous les cas dissémination
et contamination.

Le texte porte en outre atteinte à la production labellisée qui fait la plus-value de l'agriculture française et européenne, et l'excellence de notre gastronomie. De même, les OGM font peser une menace sur l'organisation des territoires qui ont souhaité s'engager dans une démarche de protection de l'environnement, comme les zones Natura 2000, les parcs naturels nationaux et régionaux.

Au plan mondial, les OGM sont l'ultime prétexte pour permettre à quelques multinationales de dominer l'alimentation de l'humanité. Si les lobbies ne cessent de répéter que les OGM régleront le problème de la faim dans le monde, en réalité, les multinationales privatisent les semences ancestrales et privent les peuples de leur souveraineté alimentaire.

Notre devoir est d'appliquer le principe de précaution inscrit dans la Charte de l'environnement, de protéger les générations futures et de résister aux pressions du lobby semencier. Pour toutes ces raisons, je me prononce contre ce texte.

Vendredi 11 Avril 2008

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