Les bons comptes font les bons amis.



La Droite française avait traditionnellement la prétention d’avoir pour elle les chiffres et les statistiques, la rigueur comptable et l’orthodoxie financière.
Un examen objectif des dix dernières années peut renverser la présomption de sérieux et de rigueur au profit de la Gauche.

Durant les cinq années du Gouvernement Jospin la croissance française a été un point au dessus de la moyenne européenne, tandis que durant les cinq dernières années, sous les gouvernements Raffarin-Sarkozy puis Villepin-Sarkozy la croissance française a été un point en dessous de la moyenne européenne.
Durant les années Jospin la dette de la France a clairement diminué, mais durant les années du Gouvernement Bleu UMP la dette de la République a clairement augmenté.

S’agissant de la sécurité si les progrès et la diffusion des systèmes d’alarmes automatisés a permis une légère diminution des vols de véhicules et des cambriolages, les agressions contre les personnes ont augmentées de plus de 80% en cinq ans : c’est un record absolu dans l’histoire de la France contemporaine.

Quand on sait de surcroît qu’il n’est pratiquement plus possible en banlieue de porter plainte ou même d’obtenir une inscription sur une main courante et que d’ailleurs de nombreux commissariats de proximité ont été purement et simplement fermés, on peut affirmer que ces chiffres sont grandement minorés. Au demeurant si les français se laissent parfois abuser, la presse internationale décrit la France comme un pays où la sécurité est de moins en moins assurée.

Quant à la Corse je n’ai pas besoin de redire que la sécurité y a complètement cédé le pas à la violence avec là aussi une augmentation stupéfiante du nombre des attentats.

Mais la passion du mensonge statistique possède tellement certains de nos dirigeants qu’elle va jusqu’à nier des évidences : tel meeting aurait réuni 100.000 personnes, mais il n’existait que 20.000 places assises et il n’y avait pas plus de 1.000 ou 2.000 personnes debout…
Le ministre d’Etat candidat vient en Corse promettre un milliard d’euros pour la Corse en cinq ans au titre du PEI, ce qui représente une contribution annuelle de plus de 100 millions d’euros, alors même que la loi de finances ne prévoit que la somme de onze millions d’euros auquel s’ajoutent des contributions pour 2007 au titre de l’Agence de financement des infrastructures de France qui ne pourront en aucun cas, selon les documents comptables qui m’ont été transmis, excéder sept millions d’euros. Sachant que selon le conseil exécutif de Corse l’Etat doit en février 2007 quarante millions d’euros à la CTC au titre du PEI. On voit que les crédits mis en place ne suffiront même pas à régler la moitié de l’arriéré de l’Etat pour la seule CTC.

Où est donc le fameux milliard promis à la cantonade lors d’une tournée électorale à Ajaccio ? On a en tout cas même pas pris la peine de faire figurer ce milliard dans le programme chiffré du candidat de l’UMP, mais que voulez vous… cet homme là aime la Corse et quand on aime on ne compte pas !

Mercredi 21 Février 2007

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

En savoir plus sur votre député

Au travail

Les débuts d'une mandature, du moins les deux premières semaines sont absorbés par des palabres et des formalités. Je n'aime pas ces choses là qui, dans un moment où notre monde s'écroule, paraissent dérisoires.

Dans quelques jours il faudra aborder les questions budgétaires: parvenir à équilibrer nos finances publiques en trois ans tout en remettant un peu de justice dans notre fiscalité.

La crise syrienne et celle de l'Egypte sont une menace, mais bien moins grave que celle du Pakistan où le premier ministre vient d'être démis par la cour suprême dans un pays nuclearisé et au cœur de la région la plus instable et la plus stratégique de la planète.

Un basculement du Pakistan serait un désastre de première grandeur avec des répercussions dans le monde entier!

06/07/2012
Paul Giacobbi
le 22/02/2017

Observations de Paul Giacobbi sur le rapport définitif de la chambre régionale des comptes relatif à la gestion de la collectivité territoriale de Corse

14 février 2017 I. Le montant, la chronologie et le contexte des « arriérés » N’ayant aucun moyen d’examiner par moi-même les pièces, je ne peux que prendre acte du montant des « arriérés » c’est-à-dire des paiements qui auraient dû être rattachés à l’exercice 2015 pour un montant au titre de la...

le 20/02/2017

Communiqué

20 février 2017 « Ayant reçu le 13 février 2017 la motivation du jugement prononcé le 25 janvier à mon encontre, je tiens à dire solennellement que je n’ai pris aucune part aux faits reprochés, ni n’en ai eu connaissance avant que la presse ne s’en fasse l’écho, bien après mon départ du conseil...

le 09/02/2017

Collectivité de Corse : Débat sur les ordonnances à l'Assemblée nationale

Extrait du débat sur le projet de loi ratifiant les ordonnances n° 2016-1561 du 21 novembre 2016 complétant et précisant les règles budgétaires, financières, fiscales et comptables applicables à la collectivité de Corse, 9 février 2017. Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues,...

le 02/02/2017

Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales

Extrait du débat sur la proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales, 2 février 2017. Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, comme vous le savez, j’ai été frappé par une décision de...

le 19/01/2017

Changement de statut de l'AFPA pour mieux répondre aux objectifs de formation des adultes.

Extrait du compte-rendu de l'examen du projet de loi portant création de l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, 19 janvier 2017. Madame la présidente, Madame la secrétaire d’État, Chers collègues, voilà un projet de loi composé d’un article unique qui vise à...

le 10/01/2017

Pourquoi j’apporte mon parrainage à Emmanuel Macron.

Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie, bien avant qu’il ne présente sa candidature. Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre...