Le gouvernement contre le peuple !

Le 5 avril dernier, j’expliquais qu’un européen devait rejeter le traité constitutionnel et que le « non » français serait suivi de bien d’autres, en fait par la plupart des pays appelés à se prononcer par voie référendaire.



Cette Constitution est aujourd’hui rejetée par la France mais aussi par les Pays-Bas. La Grande-Bretagne vient de renoncer à organiser son référendum, tandis que les plus grandes incertitudes apparaissent quant au résultat d’une consultation populaire en République tchèque, en Pologne, au Danemark et même au Luxembourg.


Cette Europe qui prétend se construire sans démocratie s’est heurtée au rejet des peuples.


La construction européenne est à la croisée des chemins. Le seul gouvernement possible pour l’Europe est un gouvernement « du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Cette formule d’Abraham Lincoln est, selon la Constitution de la Vème République, le principe de gouvernement de la France.

Si les gouvernements et les élites politiques de l’Europe acceptaient d’y revenir, la construction européenne reprendrait sur des bases saines pour transformer notre continent en une puissance à l’échelle du monde.

Si nos dirigeants persistent à vouloir faire l’Europe sans démocratie, nous nous enfoncerons dans la crise et notre union sera réduite à une zone de libre-échange impuissante et inefficace.

Le nouveau gouvernement que le Président de la République vient de nommer donne précisément le mauvais exemple.

Face à un peuple qui manifeste son attachement à la démocratie et son rejet d’un libéralisme pathologique, on nous impose un premier ministre qui ne connaît pas le peuple et un ministre de l’intérieur qui affiche une priorité : casser le modèle social français.

La Corse, quant à elle, a bien peu profité de l’Europe et de sa politique régionale et, à cet égard, la comparaison avec les régions euroméditerranéennes est accablante pour nos gouvernants régionaux.

Pire, c’est dans l’indifférence de nos responsables régionaux et du chef de l’Etat que la Corse sort de l’objectif 1, sans même bénéficier de la phase transitoire accordée pourtant à d’autres régions européennes plus riches que la nôtre.

La Corse s’est massivement prononcée, lors du référendum constitutionnel, et la droite insulaire s’y est trouvée laminée malgré les prises de position pour le « oui » de ses dirigeants.

En Corse, comme dans l’ensemble de la France, le peuple n’est ni écouté, ni entendu.

Jusqu’à quand supporterons-nous cette démocratie sans le peuple ?


Lundi 6 Juin 2005

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

En savoir plus sur votre député

Au travail

Les débuts d'une mandature, du moins les deux premières semaines sont absorbés par des palabres et des formalités. Je n'aime pas ces choses là qui, dans un moment où notre monde s'écroule, paraissent dérisoires.

Dans quelques jours il faudra aborder les questions budgétaires: parvenir à équilibrer nos finances publiques en trois ans tout en remettant un peu de justice dans notre fiscalité.

La crise syrienne et celle de l'Egypte sont une menace, mais bien moins grave que celle du Pakistan où le premier ministre vient d'être démis par la cour suprême dans un pays nuclearisé et au cœur de la région la plus instable et la plus stratégique de la planète.

Un basculement du Pakistan serait un désastre de première grandeur avec des répercussions dans le monde entier!

06/07/2012
Paul Giacobbi
le 22/02/2017

Observations de Paul Giacobbi sur le rapport définitif de la chambre régionale des comptes relatif à la gestion de la collectivité territoriale de Corse

14 février 2017 I. Le montant, la chronologie et le contexte des « arriérés » N’ayant aucun moyen d’examiner par moi-même les pièces, je ne peux que prendre acte du montant des « arriérés » c’est-à-dire des paiements qui auraient dû être rattachés à l’exercice 2015 pour un montant au titre de la...

le 20/02/2017

Communiqué

20 février 2017 « Ayant reçu le 13 février 2017 la motivation du jugement prononcé le 25 janvier à mon encontre, je tiens à dire solennellement que je n’ai pris aucune part aux faits reprochés, ni n’en ai eu connaissance avant que la presse ne s’en fasse l’écho, bien après mon départ du conseil...

le 09/02/2017

Collectivité de Corse : Débat sur les ordonnances à l'Assemblée nationale

Extrait du débat sur le projet de loi ratifiant les ordonnances n° 2016-1561 du 21 novembre 2016 complétant et précisant les règles budgétaires, financières, fiscales et comptables applicables à la collectivité de Corse, 9 février 2017. Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues,...

le 02/02/2017

Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales

Extrait du débat sur la proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales, 2 février 2017. Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, comme vous le savez, j’ai été frappé par une décision de...

le 19/01/2017

Changement de statut de l'AFPA pour mieux répondre aux objectifs de formation des adultes.

Extrait du compte-rendu de l'examen du projet de loi portant création de l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, 19 janvier 2017. Madame la présidente, Madame la secrétaire d’État, Chers collègues, voilà un projet de loi composé d’un article unique qui vise à...

le 10/01/2017

Pourquoi j’apporte mon parrainage à Emmanuel Macron.

Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie, bien avant qu’il ne présente sa candidature. Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre...