La loi doit être la même pour tous.



Lors des grands débats sur l'avenir institutionnel de la Corse, les « orthodoxes », les défenseurs d'une certaine conception rigide de l'unité nationale, nous ont toujours opposé le principe selon lequel en France la loi est la même pour tous.
Outre que ce principe n'a jamais exclu la décentralisation, voire l'autonomie, et ne saurait s'opposer à l'exercice par une région d'une compétence législative, il permet parfois de défendre les intérêts de notre île et de nos concitoyens.
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 dispose en effet que la loi « doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ». Lorsque deux personnes sont condamnées à la même peine et sont toutes deux détenues dans une prison à Paris, la peine est plus lourde à tous égards pour celui qui avait sa résidence en Corse que pour celui qui avait sa résidence à Paris.
L'un peut être visité souvent et à peu de frais, tandis que la famille de l'autre se ruine et s'épuise à effectuer des voyages de plus de vingt-quatre heures pour une visite de moins d'une heure.
Si chacun choisit un avocat en qui il a confiance et qui est inscrit à un barreau proche de sa résidence, le coût de la défense du corse sera évidemment beaucoup plus élevé que pour le parisien.
Ce n'est enfin sans doute pas la même chose psychologiquement d'être détenu près de chez soi ou à mille kilomètres.
Voilà plus de dix ans que cette revendication sur le rapprochement des détenus insulaires existe.
Nos prédécesseurs à l'Assemblée de Corse en ont souvent parlé et ont porté cette revendication auprès du gouvernement. Sans succès.
J'ai, quant à moi, souhaité une méthode différente : réunir l'ensemble des sensibilités de l'Assemblée de Corse, demander et obtenir audience pour les représentants de tous les groupes directement auprès du Garde des Sceaux, poser des questions précises et exiger des réponses claires en termes de calendrier et d'engagements pris par le gouvernement, mettre en avant le fait que nous demandons l'application du principe constitutionnel de l'égalité devant la loi et certainement pas une dérogation, encore moins une faveur.
Il était en effet scandaleux que des personnes investies d'autorité puissent dire que tel ou tel détenu corse ne méritait pas, eu égard à la nature ou à la gravité des faits qui lui étaient reprochés et pour lesquels il était condamné, d'être transféré en Corse alors que pour des faits similaires, voire plus graves, on applique quotidiennement sur le continent des mesures de rapprochement.
Cette question n'est pas réglée et il faut se garder d'être excessivement optimiste et de donner des espoirs prématurés à des personnes qui se considèrent victimes d'une injustice dans l'application qui est faite de leur peine.
Cependant, il est désormais très clair que le gouvernement a abandonné l'idée de l'impossibilité de rapprocher les prisonniers corses pour des motifs tenant à la nature des faits pour lesquels ils ont été condamnés.
Il reste qu'il faudra pour régler définitivement la question résoudre des problèmes matériels encore considérables afin de dégager un nombre de places suffisant et que le gouvernement manifeste sur la durée assez de bonne volonté pour que l'on ne voit pas resurgir de nouveaux problèmes.
Cependant, en quelques mois, cette question a avancé bien plus vite que dans les dix années précédentes.
Il a fallu faire preuve de détermination, convaincre à des niveaux très élevés des l'Etat, s'appuyer sur des principes constitutionnels incontestables, et rappeler que désormais grâce à la révision constitutionnelle pour laquelle j'ai voté résolument et qui a été adoptée à une voix au Congrès du Parlement, il est possible de saisir directement le Conseil constitutionnel sur une question de cette nature.
Lors de mes voeux officiels pour l'année 2011, j'ai tenu à évoquer la question des corses qui sont détenus sur le continent et qui souhaitaient à juste titre être transférés dans notre île. Au-delà des bonnes paroles, je me suis attaché à faire que ce voeu commence à être exaucé dès les premiers mois de cette année.

Jeudi 10 Mars 2011

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

En savoir plus sur votre député

En route pour juin 2012 !

J'ai annoncé, le 30 mars, ma candidature aux législatives de juin 2012. Découvrez mon bilan de député.

Au terme de cette législature, je voudrais présenter aux habitants de la Balagne, du Centre Corse et de la Plaine orientale, mon bilan de député.

Représenter mes concitoyens, voter les lois et contrôler l’action du gouvernement, telles sont les trois fonctions que je me suis employées à remplir durant ces cinq années.

Présent chaque semaine à l’Assemblée nationale, j’ai porté et défendu les intérêts de la Corse tout en restant à l’écoute des préoccupations de sa population.

Actif au sein de l'institution parlementaire, je suis membre du Bureau de l'Assemblée nationale et de la commission des affaires étrangères. J'ai rédigé pour cette dernière un rapport sur la place de la France en Inde.

Je fais également partie des groupes d'études sur la montagne, les langues régionales, l'amiante et la la laïcité.

Nommé membre du groupe de travail sur la crise financière internationale réunissant députés et sénateurs, j'ai participé à ses travaux et à la rédaction du rapport final.

J'ai également pris part aux travaux de la commission d'enquête sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies ainsi que de la mission d'information sur la compétitivité de l'économie française et le financement de la protection sociale.

De plus, j'ai contribué activement au rapport de la mission d'information « Construire l'Union méditerranéenne ».

Enfin, j'ai rédigé, à sa demande, un rapport au président de la République sur l'attrait de la France pour les investisseurs étrangers qui a été présenté en détail par le quotidien économique « Les Echos » du 11 août 2010.

Je vous propose de découvrir le travail que j'ai mené pendant cinq au coeur des préoccupations quotidiennes des habitants de la Corse et sur les grands sujets de la politique nationale.

bilan2007_2012.pdf Bilan2007-2012.pdf  (117.68 Ko)

30/03/2012
Paul Giacobbi
le 16/05/2012

Législatives 2012

Rendez-vous ce soir , à 18h00, à la salle polyvalente de FRANCARDO.

le 15/05/2012

Ma déclaration de patrimoine

L'article L.O.135-1 du code électoral dispose que les députés doivent déposer une déclaration de leur patrimoine avant l'expiration de leur mandat. Vous pourrez consulter ce document en pièce jointe.

le 15/05/2012

Législatives 2012

Rendez-vous ce soir, à 18h00, à la Maisons des Associations, à ALERIA.

le 11/05/2012

Législatives 2012

Rendez-vous samedi, à 18h, à la mairie de CALENZANA, et dimanche, à 17h, à celle de VESCOVATO

le 10/05/2012

Législatives 2012 : Je vous donne rendez-vous !

Consultez le calendrier de mes réunions publiques en Haute-Corse

le 10/05/2012

Législatives 2012

Rendez-vous ce soir à Ponte Leccia, à 18h, salle polyvalente, pour ma première réunion publique