La Corse se fera d’elle-même




Nous le voyons bien, nous devons compter d’abord sur nous-même plutôt que de toujours attendre des autres, et, en particulier de l’Etat, qu’il règle à notre place les problèmes qui sont de notre responsabilité et pour lesquels d’ailleurs nous avons les moyens, financiers et juridiques, de parvenir à des solutions.

Ce n’est pas l’Etat qui va faire venir des touristes fortunés en Corse. Nous devons être capables, comme d’autres régions de France, de l’Alsace au Nord-Pas-de-Calais en passant par l’Aude d’attirer une clientèle appropriée, de la satisfaire et de la fidéliser.

S’agissant des équipements publics, nous avons à notre disposition le formidable potentiel du PEI qui est aujourd’hui soit gaspillé dans des opérations sans intérêt, soit bloqué dans l’attente de projets pharaoniques qui ne se réaliseront jamais, soit inutilisés parce que la Collectivité territoriale de Corse, incapable de maîtriser les questions budgétaires, n’a pas encore compris que l’Etat n’a plus d’argent et qu’il fait tout pour ne pas honorer ses promesses.

S’ajoute à tout cela l’inévitable « pulitichella » dont le dernier exemple consiste pour le maire de Corte à mobiliser toute sa misérable énergie à empêcher le financement par le PEI du contournement de sa citadelle par Baliri qui rendra pourtant d’immenses services à sa ville.

Dans le domaine de la sécurité, s’il n’appartient pas aux collectivités locales d’agir, il est tout de même extravagant que la CTC reste muette face aux turpitudes judiciaires et à la faillite sécuritaire dont le gouvernement se rend coupable en Corse tandis qu’il est indispensable que les parlementaires ne laissent rien passer dans ce domaine.

La Corse doit s’émanciper de cette sorte de réflexe qu’il faut bien appeler un réflexe de colonisé qui consiste toujours à attendre du tuteur le salut tout en passant son temps à le critiquer.

La Corse n’est pas une colonie, c’est une région française qui bénéficie de surcroît des moyens juridiques et financiers d’un développement autonome, qui peut bénéficier de la solidarité nationale et européenne et, pour laquelle la nation doit assurer la même sécurité que sur l’ensemble du territoire.

Il n’est que temps que nous trouvions en nous même le dynamisme, la capacité de travail et mieux, la fierté, qui fondent aujourd’hui les succès remarquables de bien des régions françaises et européennes qui nous entourent.

Mercredi 5 Juillet 2006

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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