La Corse et la crise
Depuis quelques semaines, la crise est devenue l'élément déterminant de l'actualité et j'ai moi-même beaucoup participé aux débats nationaux sur le sujet et avec d'autant plus de détermination que depuis plus d'un an je n'ai cessé de souligner l'extraordinaire gravité de cette crise, la plus grave sans doute que nos économies aient jamais eu à connaître.
Il est temps de s'interroger sur les conséquences pour la Corse d'un tel cataclysme mondial. Les premières conséquences seront financières. Les collectivités locales en Corse, qui sont des investisseurs très importants, verront leur recours au crédit considérablement limité. Ce n'est pas tragique pour les départements qui n'empruntent qu'une faible part de leurs investissements, cela peut être très grave pour la Collectivité territoriale qui emprunte énormément depuis quelques années, tandis que la situation des communes est extrêmement variable. Par ailleurs, le Programme exceptionnel d'investissement, déjà réduit à pas grand chose par rapport à ce que la loi prévoyait, risque de se trouver encore considérablement amoindri. L'investissement public pourrait connaître en Corse une diminution dramatique. Par ailleurs, les petites et moyennes entreprises risquent de connaître de manière bien plus violente encore la restriction d'un crédit bancaire qui leur était déjà plus que mesuré. Il pourrait y avoir, ce qui n'est pas nécessairement une mauvaise chose, une détente sur les prix de l'immobilier, voire un coup d'arrêt à la vague spéculative dont nous avons souffert. Il est beaucoup trop tôt pour anticiper des conséquences en terme de fréquentation touristique même si on peut redouter que la clientèle de la Corse étant essentiellement nationale, nous devions souffrir de ce point de vue des importantes réductions de pouvoir d'achat que vont connaître l'ensemble des français. Enfin, l'impact sur le secteur agricole pourrait être très fort, tant par la restriction de crédit que par les phénomènes de mévente. Il faut cependant regarder les choses positivement. La crise est l'occasion de souligner l'intérêt et la valeur de notre environnement. A nous en Corse de savoir, au contraire d'un PADDUC qui semble vouloir dilapider ce patrimoine, protéger et mettre en valeur notre meilleur atout économique dans un monde troublé. Les difficultés doivent aussi nous inciter à aller à l'essentiel, à défendre ce qui est le plus important, plutôt que de gaspiller à tort et à travers les moyens dont nous disposons quand même. Ne nous berçons pas d'illusions, la longueur de cette crise se mesurera en années et ses conséquences en décennies. Il faut d'ores et déjà nous mettre sérieusement à penser l'avenir de la Corse dans ce contexte de crise. Ce sera probablement le véritable enjeu des prochaines échéances. Mercredi 22 Octobre 2008
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![]() ![]() de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de CorseEn savoir plus sur votre député Pace e salute !
L'année 2011 en Corse, même si elle a vu quelques réussites et bien des avancées, a été malheureusement endeuillée par une hideuse série de crimes.
La vengeance, cette régression, cette négation de toute raison dans les relations sociales, gangrène les plaies ouvertes, en ouvre d'autres, amplifie les douleurs et menace la vie même de notre île. Le voeu le plus cher que je forme pour l'année 2012, c'est que chacun d'entre nous comprenne qu'il n'y a que l'application des lois par une justice indépendante qui puisse permettre l'apaisement. Que chacun comprenne que c'est d'abord dans nos esprits et dans nos coeurs qu'il faut faire prévaloir le respect des autres, le rejet de la violence et la soumission aux lois sur le déchaînement des plus bas instincts qui n'ont pas de place dans notre patrimoine. Pace e salute a tutti ! 23/12/2011
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