La Corse en désarroi.



La sécurité est gravement compromise et le gouvernement a choisi la voie des accommodements plutôt que celle de l'application des lois. Je l'ai dit publiquement à l'Assemblée nationale et le ministre n'a pas pu me contredire sérieusement. Le service public en Corse est menacé autant et plus qu'ailleurs par la politique gouvernementale. L'exemple d'EDF est terriblement inquiétant pour la Corse car les conséquences de la libéralisation seront plus graves ici que dans le reste de la France. Mais il n'y a pas qu'EDF : l'évolution des retraites, la réforme de l'assurance maladie, l'abandon de la notion même de service public par ce gouvernement ouvrent des perspectives sombres pour la Corse.
Le PEI semble se perdre dans le flot des promesses non tenues : la réalité c'est que la Corse est très loin du doublement de ses investissements publics et que même le désengagement de l'Etat dans certains secteurs fait que le financement de nos investissements est moins favorable qu'il y a deux ans. Je me suis inquiété de cette insuffisance de crédits auprès du ministre de l’Economie et des Finances en dénonçant à la fois la lourdeur des procédures, l'insuffisance des disponibilités budgétaires et le caractère irrationnel de la définition des priorités. Pour l'ensemble de ces raisons, je considère aujourd'hui que le programme exceptionnel d’investissements court, à l'évidence, à l'échec et qu'il est temps de remettre de l'ordre, de pallier les lacunes, l'impasse financière et les choix arbitraires et archaïques, faute de quoi nous assisterons en 2006 au constat d'un taux de consommation très faible et évidemment d'une persistance de notre retard en infrastructures et en services publics. S'agissant de la conférence de coordination des différentes collectivités de la Corse, je relève qu'elle ne s'est toujours pas réunie depuis les élections territoriales et que, manifestement, nous passerons l'été sans qu'elle se soit réunie.
Enfin la saison touristique est désastreuse et nous promet de vingt à trente pour cent de fréquentation et de chiffre d'affaires en moins par rapport à l'an dernier. Tout au long de la campagne électorale j'avais développé ces sujets essentiels pour l'avenir, voire la survie de la Corse. Les événements confirment mes pires inquiétudes, mais semblent laisser dans une parfaite indifférence nos responsables régionaux. J'ai donc l'intention au cours des prochains mois de poursuivre sur ces différents fronts un combat acharné.

Vendredi 25 Juin 2004

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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Au travail

Les débuts d'une mandature, du moins les deux premières semaines sont absorbés par des palabres et des formalités. Je n'aime pas ces choses là qui, dans un moment où notre monde s'écroule, paraissent dérisoires.

Dans quelques jours il faudra aborder les questions budgétaires: parvenir à équilibrer nos finances publiques en trois ans tout en remettant un peu de justice dans notre fiscalité.

La crise syrienne et celle de l'Egypte sont une menace, mais bien moins grave que celle du Pakistan où le premier ministre vient d'être démis par la cour suprême dans un pays nuclearisé et au cœur de la région la plus instable et la plus stratégique de la planète.

Un basculement du Pakistan serait un désastre de première grandeur avec des répercussions dans le monde entier!

06/07/2012
Paul Giacobbi
le 22/02/2017

Observations de Paul Giacobbi sur le rapport définitif de la chambre régionale des comptes relatif à la gestion de la collectivité territoriale de Corse

14 février 2017 I. Le montant, la chronologie et le contexte des « arriérés » N’ayant aucun moyen d’examiner par moi-même les pièces, je ne peux que prendre acte du montant des « arriérés » c’est-à-dire des paiements qui auraient dû être rattachés à l’exercice 2015 pour un montant au titre de la...

le 20/02/2017

Communiqué

20 février 2017 « Ayant reçu le 13 février 2017 la motivation du jugement prononcé le 25 janvier à mon encontre, je tiens à dire solennellement que je n’ai pris aucune part aux faits reprochés, ni n’en ai eu connaissance avant que la presse ne s’en fasse l’écho, bien après mon départ du conseil...

le 09/02/2017

Collectivité de Corse : Débat sur les ordonnances à l'Assemblée nationale

Extrait du débat sur le projet de loi ratifiant les ordonnances n° 2016-1561 du 21 novembre 2016 complétant et précisant les règles budgétaires, financières, fiscales et comptables applicables à la collectivité de Corse, 9 février 2017. Madame la présidente, monsieur le ministre, chers collègues,...

le 02/02/2017

Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales

Extrait du débat sur la proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l'harmonisation et la justice fiscales, 2 février 2017. Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, comme vous le savez, j’ai été frappé par une décision de...

le 19/01/2017

Changement de statut de l'AFPA pour mieux répondre aux objectifs de formation des adultes.

Extrait du compte-rendu de l'examen du projet de loi portant création de l’établissement public chargé de la formation professionnelle des adultes, 19 janvier 2017. Madame la présidente, Madame la secrétaire d’État, Chers collègues, voilà un projet de loi composé d’un article unique qui vise à...

le 10/01/2017

Pourquoi j’apporte mon parrainage à Emmanuel Macron.

Membre du mouvement En Marche dès sa création, j’ai choisi de soutenir l’ancien ministre de l’Economie, bien avant qu’il ne présente sa candidature. Je partage son diagnostic lucide sur le manque de compétitivité de la France et adhère à ses propositions de réformes, notamment en faveur d’un cadre...