L’unité administrative et politique de la Corse

En 1975, on a coupé la Corse en deux. Il était certes indispensable de réparer l’injustice faite à Bastia, réduite au rang de sous-préfecture par un Empereur, né à Ajaccio, et qui a de ce fait infligé pendant plus d’un siècle et demi ce handicap à tout le nord de la Corse. Pour autant, si on voulait réparer l’injustice faite à Bastia, il suffisait d’y placer les services publics et de leur déléguer des pouvoirs. Il n’était pas nécessaire de rompre l’unité politique et administrative de la Corse. « Il ne fallait pas employer le marteau pilon de la bidépartementalisation pour écraser la mouche de la sous-administration à Bastia ». Cette phrase et le raisonnement qui le précède ne sont pas de moi mais de François Giacobbi qui, après avoir été mis en minorité sur ce sujet au Conseil général par ceux qui préféraient les solutions caricaturales et négatives aux solutions mesurées et positives, exprimait ses doutes à la tribune du Sénat.



L’Histoire, même la petite, est un éternel recommencement !

Pendant trente ans, parce qu’on avait coupé la Corse en deux, nous avons gaspillé notre service public, rendu plus compliquées les choses simples, épuisé notre temps et notre énergie à travers la machine administrative et politique la plus compliquée au monde pour 270 000 habitants, nous nous sommes usés en querelles stériles, en disputes de clocher, nous avons perdu l’unité et l’efficacité au profit des petits intérêts et des basses combinaisons.
Tous les responsables, tous ceux qui portent des projets, tous les maires savent en particulier ce qu’est le parcours du combattant du financement et de la réalisation d’un projet dans l’impénétrable maquis administratif et politique où l’on se perd plus sûrement que dans les bruyères et les arbousiers de notre couvert végétal.

Ce qui est proposé aujourd’hui, ce n’est pas de supprimer les départements. C’est une collectivité nouvelle avec des services publics aussi importants à Ajaccio qu’à Bastia, une Assemblée de Corse qui définira les orientations de notre politique publique régionale et deux conseils départementaux qui mettrons en œuvre en décidant la programmation des crédits, les choix locaux essentiels, et qui représenteront la vie publique sur le terrain et au contact des citoyens.

L’unité politique de la Corse sera retrouvée, le service public sera à Bastia égal en nombre et en présence, il sera plus fort et plus efficace. L’administration de l’Etat restera à Bastia ce qu’elle est avec un préfet, une préfecture et les mêmes moyens. Comme partout en France, elle sera coordonnée de plus en plus avec l’échelon régional de l’Etat.
Où est le problème ? Où sont les difficultés ?
Pourquoi chercher à faire peur aux citoyens et aux élus qui ont tout à gagner et rien à perdre d’une telle réforme ?

Je rappellerai seulement que mon principal but est de défendre jusqu’au bout l’intérêt public de la Corse.

Lundi 10 Février 2003

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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