L'Inde : partenaire incontournable pour la France

Paul Giacobbi a conduit, avec Eric Woerth, une mission d'information sur la place de la France en Inde, dans le cadre de la commission des affaires étrangères.
Les deux députés ont présenté leur rapport, le 18 janvier 2012, qui a été adopté à l'unanimité.
Voici en pièces jointes le rapport complet et la compte-rendu de la réunion de la commission des affaires étrangères.



L'Inde : partenaire incontournable pour la France
Constituée par la commission des affaires étrangères au début du mois de mars 2011, cette mission d’information avait pour objectif d’étudier la place occupée par la France en Inde et de formuler des propositions visant à la renforcer.

La France et les Français sont depuis longtemps fascinés par la Chine et semblent se désintéresser de l’Inde.

Les deux pays ont une image très différente : alors que le premier est vu comme une immense puissance économique menaçante, le second reste perçu comme un pays pauvre, très complexe, dont les représentations idéalisées des films de Bollywood ne font pas oublier les images de misère extrême. Même si l’explosion du secteur des services informatiques indien et « l’Inde qui brille » ont, un temps, occupé les médias français, il est évident que le Français moyen consomme infiniment plus de marchandises « made in China » que de produits indiens.

Au-delà de ces questions d’image dans l’opinion publique, les entreprises françaises voient dans la Chine à la fois un site de production très compétitif et le plus grand marché du monde ; elles rêvent de s’y implanter, quand ce n’est pas déjà fait. L’Inde ne les attire pas autant. Quand un groupe chinois rachète une entreprise française, on y voit le résultat, inexorable, du « rouleau compresseur chinois » ; quand le géant de l’acier Mittal acquiert le groupe Arcelor, c’est la surprise et la consternation…

Mêmes les autorités françaises semblent davantage s’intéresser à la Chine qu’à l’Inde. Par exemple, les effectifs des postes consulaires et diplomatiques français en Chine sont plus élevés d’un tiers que ceux des postes français en Inde – il y a six consulats généraux en Chine, quatre en Inde. De même, les visites officielles bilatérales sont cinq à six fois plus nombreuses entre la France et la Chine qu’entre la France et l’Inde.

L’un des signes les plus frappants de ce « tropisme chinois » est la création récente d’une Grande commission France-Chine qui, sur le modèle de la Grande commission France-Russie, doit constituer un cadre d’échanges réguliers entre notre Assemblée et l’Assemblée populaire nationale de Chine : n’est-il pas à la fois très significatif et surprenant que notre Assemblée ait choisi de mettre en place une telle structure avec le parlement d’un pays si peu démocratique, quand elle ne témoigne qu’un intérêt limité à la plus grande démocratie du monde ?

L’objectif de la Mission n’est pas de critiquer la politique de la France à l’égard de la Chine. Elle veut surtout mettre l’accent sur la nécessité de mieux connaître l’Inde et de lui consacrer plus d’attention. Même si la Chine et l’Inde sont rivales sur un certain nombre de sujets, il ne s’agit pas de se brouiller avec la première pour se rapprocher de la seconde mais de les considérer toutes les deux comme des puissances incontournables, qui, quelles que soient leurs différences, méritent également notre intérêt.

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Jeudi 26 Janvier 2012

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PADDUC - 18/11/2011