Interview de Paul Giacobbi

Corse-Matin 8 décembre 2003



D'aucuns s'interrogent sur l'attitude que vous allez adopter pour les prochaines échéances électorales ?

Personne ne peut s'interroger : je serai candidat au conseil général et je conduirai une liste aux élections territoriales. Je l'ai annoncé clairement depuis longtemps. Pour ce qui concerne le Conseil général, j'ai créé, il y a bientôt six ans, une nouvelle majorité départementale qui a permis un renouveau du conseil général et une amélioration reconnue par tous de son action dans les domaines de compétence essentielle : la voirie, le social, les transports scolaires, l'aide aux communes et à leurs regroupements.
Je mettrai tout en oeuvre pour que cette majorité sorte renforcée en 2004 et je puis garantir qu'elle le sera, quelles que soient les tentatives de trahison et de dissidence qui n'ont d'ailleurs jamais et cessé en Haute-Corse depuis 1992 date à laquelle la conjuration des uns et des autres a permis de battre François Giacobbi. Enseigné par ces tristes évènements, je peux vous assurer qu'ils ne se reproduiront pas.


Quelles sont vos intentions aux territoriales ?

Les élections territoriales de 2004 sont exceptionnelles.
Il ne s'agit pas de faire, comme à l'habitude, une petite cuisine partisane pour gérer médiocrement. Il s'agit de saisir une chance unique pour la Corse de rattraper son retard historique grâce au PEI et de démontrer la capacité de ses responsables politiques d'utiliser les moyens que la loi met désormais à leur disposition. Il s'agit enfin de réconcilier la Corse avec elle-même en construisant ensemble son développement économique, culturel et social.
A situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles. Il est indispensable, en particulier, de réunir les hommes et les femmes ayant la crédibilité, par leurs compétences, leur expérience, leur caractère et leur capacité de travail de mener à bien cette tâche immense. Mon ambition est de créer les conditions de ce rassemblement.

Est-il vrai que Jean-Claude Guazelli, Conseiller exécutif, figurera sur votre liste ?

Nous parlons de compétence, d'expérience, de capacité de travail, de rigueur et même d'intégrité. Chacun reconnaît, y compris ses adversaires, que Jean-Claude Guazelli possède ces qualités à un niveau remarquable. C'est la raison pour laquelle je lui ai demandé de rejoindre ce rassemblement où il apportera, en outre, la continuité avec ce qui s'est fait de bon au cours des dernières années à la CTC et qui lui est, chacun le sait, très largement imputable. Il dira sans doute pourquoi il préfère un rassemblement nouveau avec moi plutôt que de rester là où il est.

La fédération de la Haute-Corse du Parti Radical de Gauche, lors d> '> une récente réunion, a demandé à Emile Zuccarelli de conduire la prochaine liste aux élections territoriales et envisage de présenter des candidats dans les cantons renouvelabl

Le PRG s'est exprimé déjà sur ce point par la voix de son président, Jean-Michel Baylet, depuis plusieurs mois, lors d'une réunion du bureau national : « La volonté de certains partisans du "non" de faire tomber le député Paul Giacobbi, en lui faisant perdre la présidence du conseil général de Haute-Corse est purement scandaleuse. En effet, l'intérêt naturel et légitime du parti est de tout faire pour conserver tous les exécutifs départementaux que nous dirigerons et l'ensemble des militants et des élus doit oeuvrer en ce sens dans les mois qui viennent. Si de telles menaces étaient mises à exécution, le parti saura prendre ses responsabilités et appliquera les mesures qui s'imposent".

Voici ce que dit le PRG. Les choses sont claires : il ne sera plus toléré ce qui s'est passé aux présidentielles et les dissidents seront tout simplement exclus. Cette position est limpide et a été publiée dans le Bulletin du PRG, le lundi 1er septembre 2003, adressé à tous les militants de ce parti.
Mais quelle est la position des dissidents PRG regroupés dans la fédération de Haute-Corse, désertée par les élus dont la quasi totalité m'a rejoint ? L'un d'entre eux affirmait, en effet, au bureau national du PRG, en réponse à la position très ferme du président : « aucun radical corse ne cherche à faire battre Paul Giacobbi ».

Vendredi 12 Décembre 2003

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