M. Paul Giacobbi appelle l'attention de M. le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'État sur la situation des infirmières et infirmiers scolaires. Les infirmières et infirmiers, exerçant leur métier dans le cadre de l'institution scolaire, sont actuellement victimes d'une injustice par rapport à leurs homologues de la fonction publique territoriale. En effet, l'article 3 du décret n° 2003-695 du 28 juillet 2003, fixant les dispositions statutaires communes applicables au corps des infirmières et infirmiers des services médicaux des administrations de l'État, prévoit que « les infirmières et infirmiers qui, avant leur nomination, ont exercé une activité professionnelle de même nature sont classés, lors de leur titularisation, à un échelon déterminé en prenant en compte la durée des services infirmiers accomplis antérieurement ». Toutefois, cette reprise d'ancienneté ne s'applique pas aux professionnels titularisés avant l'entrée en vigueur de ce décret. Pourtant, l'article 1er du décret n° 2003-683 du 24 juillet 2003, relatif aux infirmières et infirmiers territoriaux, permet aux fonctionnaires ayant été recrutés avant l'application du décret, de bénéficier d'une « reprise complémentaire d'ancienneté équivalant au reliquat des services non pris en compte lors de leur titularisation ». D'où une inégalité de traitement inacceptable entre des agents exerçant la même profession dans des fonctions publiques différentes. En conséquence, il lui demande d'introduire dans le décret n° 2003-695 des mesures transitoires afin d'octroyer aux infirmières et infirmiers de la fonction publique d'État, recrutés avant le 28 juillet 2003, des reprises d'ancienneté similaires à celles prévues pour les fonctionnaires territoriaux. L'enjeu est de rétablir l'équité entre les deux fonctions publiques mais aussi d'affirmer la reconnaissance sociale des infirmiers et infirmières qui jouent un rôle éducatif majeur du fait de la spécificité de leur position dans l'univers scolaire.