Era ora !
Il aura fallu les difficultés de l'accouchement de la révision constitutionnelle pour qu'enfin, le gouvernement, fasse un petit effort de reconnaissance constitutionnelle des langues régionales.
J'étais à Bastia à mon bureau lorsque j'ai reçu un appel plutôt inattendu de Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois de l'Assemblée qui prenait la précaution de me demander mon avis avant de proposer un amendement qui, sans autoriser la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires, permet néanmoins de reconnaître nos langues régionales dans la Constitution et surtout de nous prémunir d'une éventuelle censure du Conseil constitutionnel sur les dispositions de la future loi relative aux langues régionales. Bien que je n'aime pas trop la formulation - le patrimoine national évoquant plutôt le passé, les musées, pour ne pas dire la naphtaline - cette avancée est toujours bonne à prendre et représente tout de même une véritable révolution dans cette France encore terriblement marquée par le centralisme. Pour autant, tout reste à faire. Il est temps, en particulier en Corse, que nous affirmions par des actes, par des moyens, par une véritable volonté politique, que nous avons décidé de sauver notre langue. Elle est d'ailleurs effectivement un élément très précieux de notre patrimoine tant il est vrai qu'une Corse uniformisée, aseptisée, aurait infiniment moins de valeur, y compris sur le plan économique, pour le reste de la France et du monde. Dans l'admirable « 1984 » d'Orwell, le gouvernement de « Big Brother » impose une sorte de volapük élémentaire baptisé « novlangue ». C'est évidemment une caricature mais force est de constater que toutes les technocraties du monde, même démocratiques, ont la passion de l'uniformisation, de la régression culturelle, de la langue de bois et que de Bruxelles aux Nations Unies, on aimerait bien imposer au monde un langage aseptisé, basique, unique et bien-pensant ! La diversité linguistique est tout aussi indispensable à la survie de l'humanité que la diversité biologique. La timide reconnaissance dans notre Constitution de nos langues régionales n'est rien par rapport à ce rouleau compresseur en marche de la technocratie globalisée, c'est néanmoins un petit caillou sur le chemin de cette machine diabolique. Mardi 27 Mai 2008
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![]() ![]() de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de CorseEn savoir plus sur votre député Pace e salute !
L'année 2011 en Corse, même si elle a vu quelques réussites et bien des avancées, a été malheureusement endeuillée par une hideuse série de crimes.
La vengeance, cette régression, cette négation de toute raison dans les relations sociales, gangrène les plaies ouvertes, en ouvre d'autres, amplifie les douleurs et menace la vie même de notre île. Le voeu le plus cher que je forme pour l'année 2012, c'est que chacun d'entre nous comprenne qu'il n'y a que l'application des lois par une justice indépendante qui puisse permettre l'apaisement. Que chacun comprenne que c'est d'abord dans nos esprits et dans nos coeurs qu'il faut faire prévaloir le respect des autres, le rejet de la violence et la soumission aux lois sur le déchaînement des plus bas instincts qui n'ont pas de place dans notre patrimoine. Pace e salute a tutti ! 23/12/2011
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