Ce que la Corse attend

Ce que la Corse attend aujourd’hui du débat politique et de ce qui en sortira en mars prochain ce sont de vraies perspectives d’avenir : une paix publique sincère et durable, la mise en œuvre efficace des compétences et des pouvoirs nouveaux dont nous bénéficions désormais, l’utilisation rigoureuse et rapide des moyens financiers importants qui nous ont été accordés, le rassemblement des compétences et des expériences des femmes et des hommes pour atteindre ces objectifs.



Nous devons en effet montrer par notre travail d’élus responsables, par notre expérience de la vie publique locale et nationale, parfois aussi par celle de notre vie professionnelle notre capacité à utiliser au mieux tous les moyens dont nous disposons pour faire avancer la Corse sur la voie de la prospérité et de la paix.
Sur le plan politique cela consiste à rejeter du débat public toute forme de violence et tout ce qui l’accompagne, à démontrer notre aptitude à satisfaire les besoins de la Corse et de ses habitants. C’est cela seulement qui peut ouvrir de vraies perspectives politiques pour notre île.

Les Corses en ont assez des débats abstraits sur les mots et les concepts qui ont fait les délices de notre classe politique. Ils attendent du travail, de la méthode et des résultats.

Les Corses ne peuvent plus supporter ce numéro de duettiste qui fait semblant d’opposer les plus violents à ceux qui s’autoproclament républicains. Le fait de dire « non » à tout systématiquement et quel que soit le sujet ne peut tenir lieu de programme ou de fond de commerce électoraliste. Et quand une page est tournée, il faut en écrire une autre qui sera différente et non pas ressasser ce qui appartient à l’histoire.

Les récentes déclarations d’une organisation clandestine annonçant, pour la quinzième fois il est vrai, une « trêve », visiblement aléatoire, doivent être considérées comme un élément positif même si elles interviennent avec un certain cynisme à la veille d’une élection et même si la construction de la paix suppose bien autre chose que la suspension d’une violence qui reste totalement inadmissible dans notre République. Il y a quelques semaines j’avais appelé ceux qui détruisent la Corse par la violence à y renoncer pour toujours et à retrouver les chemins de l’action citoyenne.

L’avenir nous dira si nous assistons au premier pas vers la paix ou à une manœuvre préélectorale qui sera oubliée, comme par le passé, à la première occasion.
Quoiqu’il en soit, l’immense majorité de la population ne croit plus aux discours des uns et des autres.

Ce que la Corse attend d’un homme politique responsable aujourd’hui, c’est qu’il soit capable de rassembler autour d’un projet commun et par-delà les contingences et les partis, des femmes et des hommes représentatifs d’une Corse du travail, de la méthode, de la compétence et du dynamisme.

En ce qui me concerne, j’y suis disposé. Ce rassemblement sera celui de la modernité et du progrès. Je suis et reste ancré à gauche, militant de la laïcité, défenseur du service public, persuadé que l’action politique est inséparable de la solidarité sociale et nationale. Je crois avoir contribué, au cours des dernières années en Corse, au développement de ces idées et des politiques publiques qu’elles inspirent.

Il ne faudra pas hésiter cependant à rassembler au-delà, dans un esprit d’ouverture, sur la base de principes clairs et rigoureux et de programmes précis, afin que la Corse sorte du cercle vicieux des faux débats et des perversions violentes dans lesquelles on voudrait l’enfermer.

Je serai attaqué pour cet esprit et cette pratique d’ouverture par tous ceux qui se cramponnent au jeu traditionnel et pervers des intérêts partisans et qui le font d’ailleurs au mépris de toute idéologie et de toute logique, mais qui n’en donnent pas moins des leçons.

Mais la Corse n’attend plus rien des jeux délicieux de la politique. Elle attend le rassemblement des élus capables de travailler efficacement à son service et d’ouvrir des perspectives concrètes et durables pour l’avenir. Toute mon action consistera à répondre à cette attente.

Lundi 24 Novembre 2003

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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