COMMUNIQUE



Dans l’affaire de la privatisation de la SNCM, le plus grave et le plus répréhensible des détournements n’est pas celui d’un navire, que je réprouve, par des syndicalistes mais le détournement de bien public organisé par le gouvernement.

Qu’est-ce que c’est que cette procédure de privatisation ? Où, quand et comment le Parlement qui représente le peuple actionnaire de la SNCM a-t-il été consulté ou même simplement informé ?

On nous parle d’appel d’offre. Dans quel journal l’a-t-on publié ?
Qui étaient les membres de la commission qui aurait, paraît-il, décidé ?
Où est le cahier des charges ?

De qui se moque-t-on ?
A 18 heures, hier, c’était la privatisation à 100% ou la faillite.
A 18h30, l’Etat devait rester actionnaire selon le ministre des transports.
Il y a trois jours, l’Etat n’avait plus le droit de recapitaliser la SNCM.
Aujourd’hui, il va injecter 113 millions d’euros.
Depuis des mois, on nous martèle que la société publique est au bord de la liquidation mais où sont passés ses actifs valorisables en centaines de millions d’euros ?

Une partie du dépeçage a déjà commencé avec la cession confidentielle pour une somme restée secrète de la participation à 50% de la SNCM dans une filiale prospère et bénéficiaire, Sudcargos, intervenue il y a quelques jours en faveur du groupe CMA-CGM.

On nous assène depuis quelques jours aussi qu’une société publique ne peut qu’être déficitaire. Et Air France ? Et EDF ? Et la SNCF ? De qui se moque-t-on ?

La Corse, même si les représentants de la région se déclarent incompétents juridiquement, a le droit de participer à la décision s’agissant d’une société qui a reçu chaque année depuis vingt ans plus de 60 millions d’euros de la Collectivité Territoriale de Corse au titre de la continuité territoriale.

Mais l’ensemble des contribuables français que l’Etat représente comme actionnaire de la SNCM ont le droit d’être informés exactement.

Il est urgent que le gouvernement renonce à une affaire manifestement glauque.
On peut négocier avec le personnel de la SNCM qui se déclare prêt à accepter une participation privée et un plan social, des solutions de nature à préserver le service public tout en renouant avec la rentabilité de la société.

Le gouvernement doit comprendre qu’il ne fera pas passer en force une solution manifestent concoctée de longue date au profit d’intérêts particuliers.


Vendredi 30 Septembre 2005

Paul Giacobbi - Photo officielle
Edito
de Paul Giacobbi
Député de la 2ème circonscription de Haute-Corse - Président du Conseil exécutif de Corse

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