Audition de l'ambassadeur d'Israël en France

Réunion de la commission des affaires étrangères
mardi 13 janvier 2009
Extrait de l'échange avec Paul Giacobbi



. Paul Giacobbi. Il faut parfois se mettre à la place des intéressés si l’on veut comprendre une situation. En l’occurrence, si, pour des raisons historiques, un Front de libération de la Wallonie tirait en permanence des roquettes sur Charleville-Mézières, je me demande si le Gouvernement français aurait attendu huit ans avant d’intervenir...

Quant à l’accession au pouvoir de M. Obama, elle devrait, en dépit de ce que vous avez répondu, précipiter les événements, même si la position en la matière de l’administration du président élu est certainement, contrairement à ce que croient les naïfs, en étroite continuité avec l’actuelle. Pourriez-vous esquisser un scénario à cet égard ?

Le Hamas est une organisation terroriste comme il en existe partout dans le monde musulman, mais la différence ne tient-elle pas au fait qu’elle est au pouvoir et qu’elle dispose d’une certaine légitimité ?

Enfin, selon plusieurs dépêches, le Hamas rejetterait la présence d’observateurs internationaux sur place. Cette position importante mérite à tout le moins un commentaire.

M. Daniel Shek. Monsieur Giacobbi, pour ce qui est de savoir si l’arrivée de M. Obama accélérera la fin du conflit, ma réponse est très simple : j’espère que, d’ici là, le conflit sera résolu ! Cela dit, je partage la théorie selon laquelle les choses ne changeront pas radicalement. En tout cas, si M. Obama ne s’est peut-être pas exprimé à propos du conflit actuel, il a déclaré devant les caméras du monde entier lors de sa visite à Sderot l’été dernier que si ses deux filles devaient dormir dans un abri plutôt que dans leur chambre à coucher, il réagirait comme nous. C’est exactement ce que je voulais dire en vous déclarant que trop c’est trop.

Vous avez par ailleurs raison de souligner qu’il existe une différence entre une organisation terroriste au pouvoir et une autre dans la clandestinité. Cependant, si le Hamas a gagné les élections législatives, cela ne lui donnait pas pour autant le pouvoir exécutif. Il a pris ce dernier de force, en tuant ses adversaires du Fatah et en l’arrachant des mains des représentants du pouvoir légitime que sont Mahmoud Abbas et Salam Fayyad – eux-mêmes élus par le suffrage universel.

Il est vrai également que le Hamas a rejeté a priori toute présence d’observateurs internationaux sur le territoire palestinien. Une solution alternative – sachant qu’il ne serait pas forcément facile de trouver des observateurs internationaux prêts à se rendre dans le territoire de Gaza – pourrait reposer sur une présence internationale sur le territoire égyptien. Mais peut-être que ce rejet de la part du Hamas n’est pas définitif, et qu’une solution plus crédible sera trouvée.

Vendredi 16 Janvier 2009

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