Aides-éducateurs. perspectives de carrière

Question publiée au JO le 24/03/2003
Ministère : Jeunesse, Education nationale, Recherche



M. Paul Giacobbi appelle l'attention de M. le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche à propos de la situation des emplois jeunes employés en qualité d'aides-éducateurs dans les établissements scolaires en Corse. Au terme de leurs contrats qui expirent en juin 2003, les intéressés, au nombre de sept cents dans l'académie de Corse, se verront contraints de quitter les postes qu'ils occupaient dans les collèges et lycées. Il s'agit d'un problème d'ordre national qui concerne également les autres académies. Cependant, il se pose avec une acuité toute particulière dans notre région, où le nombre d'aides-éducateurs est, en proportion, plus important qu'ailleurs et où le chômage y est singulièrement plus élevé. Aussi, si les dispositions prévues par le Gouvernement consistant à recourir à des contrats d'insertion dans la vie sociale (CIVIS) sont appliquées, ces jeunes Corses rejoindraient la cohorte déjà trop nombreuse des demandeurs d'emploi. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que les intéressés conservent leurs contrats, puissent bénéficier d'une formation qualifiante et accèdent, à terme, à une véritable professionnalisation de leur activité.

Réponse du ministre

Les aides-éducateurs, recrutés par les établissements publics locaux d'enseignement dans le cadre du programme emplois jeunes, n'avaient pas vocation à être maintenus sur leurs emplois au terme de leur contrat de travail à durée déterminée. C'est pourquoi le volet relatif à la professionnalisation et à la formation de ces jeunes pendant la durée de leur contrat de travail a constitué une priorité et l'effort consenti au bénéfice des aides-éducateurs pour accompagner les projets professionnels est conséquent. Plusieurs dispositions ont été prises pour améliorer les conditions de mise en oeuvre des parcours de formation ou d'insertion des aides-éducateurs, en particulier pour ceux d'entre eux dont le contrat arrive prochainement à échéance. Notamment, la décision de prolonger jusqu'au 30 juin 2003 les contrats des premiers aides-éducateurs, recrutés en 1998, a pour objectif essentiel la finalisation des parcours de formation en cours et la mise en place d'actions d'aide à l'insertion des jeunes. A ce titre, il convient également de préciser que le volume horaire consacré, sur le temps de travail, à la formation et à la professionnalisation des aides-éducateurs peut être majoré au cours des deux dernières années du contrat et que les aides-éducateurs engagés dans un projet professionnel d'insertion peuvent ainsi disposer de temps pour le consolider et faciliter sa réalisation.

Mardi 28 Janvier 2003

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