|
||
Corse, année zéro.
La Corse connaîtra donc, car cela semble se confirmer, une croissance zéro en 2009, ce qui n'est pas brillant mais déjà bien mieux que la plupart des autres régions françaises qui connaîtront, elles, comme l'ensemble du pays, des reculs importants de l'activité.
Il n'est donc pas question de se réjouir et de croiser les bras mais au contraire de faire de cette croissance zéro non pas un statu quo frileux mais au contraire le point de départ d'un nouvel élan. Embourbée dans ses difficultés financières, engluée dans le débat glauque du PADDUC, obnubilée par la proximité des élections, il n'y a pas grand chose à attendre de la Collectivité Territoriale de Corse avant un an. Une alternative doit sans doute être construite et présentée aux citoyens qui l'attendent avec impatience, je m'efforcerai d'y contribuer le plus fortement possible tout en sachant qu'il n'y a pas d'homme providentiel, que c'est un projet collectif et non pas individuel et qu'il faut parvenir à y faire adhérer une majorité de nos concitoyens. Mais plutôt que d'attendre ces perspectives, chacun doit à son niveau se dresser face à la crise. Le département de la Haute-Corse investira cette année nettement plus que l'année précédente sans pour autant alourdir son endettement ou augmenter sa pression fiscale, c'est un peu notre manière à nous de faire de la relance. Nous continuerons aussi à être cité en modèle en matière de Revenu de Solidarité Active (RSA), qui a déjà permis en Haute-Corse, à plus de sept cents personnes de sortir du RMI et de retrouver tout à la fois du travail et de la dignité. Il nous faut nous départir du vieux réflexe consistant à attendre les solutions d'ailleurs et de plus haut. Plus que jamais en ces temps de crise, la Corse doit montrer son aptitude à se faire elle-même, à surmonter les épreuves et à se réformer. L'autonomie dont nous avons tant parlé est une question de volonté et de savoir-faire, bien avant d'être une question institutionnelle. J'espère que cette année zéro de la Corse ne sera pas celle de l'effondrement mais au contraire le moment à partir duquel nous pourrons dater une nouvelle ère pour notre île. |
Débat d'orientation des finances publiques pour 2010Extraits de l'intervention de Paul Giacobbi - 1er juillet 2009.
La crise, dont nous subissons depuis un peu plus d'un an les premiers effets, a éclaté par une panique brutale au mois d'août 2007 aux États-Unis. Elle est loin d'être terminée, et personne ne peut aujourd'hui en prévoir la durée.
La chute de la production industrielle est tout aussi forte dans l'ensemble du monde aujourd'hui qu'elle l'a été en 1929 ; la chute des cours sur les marchés d'actions mondiaux est encore plus forte malgré le rebond que nous avons connu ces derniers mois, de même que la chute en volume du commerce mondial. Ma suggestion serait que l'on analyse le plus précisément possible la dette implicite de l'État, en particulier celle qui concerne le régime des fonctionnaires de l'État. Voir le compte-rendu dans Prises de parole
|
|
|
Paul Giacobbi - Assemblée Nationale
Casier de la Poste, Palais Bourbon - 75 355 Paris 07 SP - Tél : 01 40 63 03 09 - Fax : 01 40 63 03 89 |
||